Ebola : 700 personnes en quarantaine en Sierra Leone

Publié par DK News le 15-09-2015, 23h24 | 22

Après six mois d'accalmie et alors que l'on pensait que la fièvres hémorragique endiguée, les autorités sanitaires sierra-léonaises ont annoncé mardi avoir placé en quarantaine près de 700 personnes afin d'empêcher une recrudescence de l'épidémie d'Ebola après la mort d'une adolescente de 16 ans.

«Plus de 680 habitants du village de Robureh se trouvent désormais sous quarantaine pendant 21 jours», a déclaré le porte-parole du centre de réponse local à Ebola, Amadu Thullah.

Le village où est décédée la jeune fille dimanche se trouve en banlieue de la ville de Makeni, dans la province nordique de Bombali qui n'avait plus signalé de cas de la fièvre hémorragique depuis près de six mois. Le centre a affirmé que parmi les personnes en confinement on comptait les parents de la jeune fille décédée, ses proches et ses camarades de classe.  «Ils sont classés comme +présentant un haut risque+ bien qu'ils n'aient montré aucun signe ou symptôme de la maladie», a précisé le porte-parole du ministère de la Santé, Seray Turay.

Ce nouveau cas n'a pas de lien avec un foyer de contamination situé dans la province voisine de Kambia, où est morte fin août une femme de 67 ans dans le village de Sella Kafta, qui a depuis été placé en quarantaine.

Le Centre national de lutte contre Ebola (Nerc) a dénombré 1.524 personnes en quarantaine dans les deux provinces. Juste avant ces nouveaux cas, la Sierra Leone espérait être en voie d'éradication du virus après la sortie d'hôpital, le 24 août à Makeni de la dernière malade d'Ebola connue, après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée.

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest - où 99% des victimes se concentrent dans trois pays voisins : la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia - est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée.

La plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait depuis plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas, un bilan sous-évalué, de l'aveu même des experts de l'OMS.