L'Etat reste résolument tourné vers la consolidation des acquis sociaux, le développement économique et l'amélioration des conditions de vie, en dépit d'une conjoncture économique mondiale mauvaise.
Dans ce chapitre, il y a lieu en particulier de revenir sur le projet de loi sur la santé, sur le bureau du Parlement, qui, entre autres dispositions, maintient la gratuité des soins, et, plus, réaffirme la volonté de l'Etat d'améliorer la prise en charge dans les structures sanitaires des malades. Face aux rumeurs colportées ici et là par presse interposée sur un retour en arrière en matière de gratuité des soins, un responsable au ministère de la Santé a confirmé que l'Etat reste absolument sur ses positions quant à cette question.
«La gratuité des soins est une ligne rouge, un acquis clairement défini dans l'article 12 du projet de loi sur la santé», a t-il souligné à la Chaîne 3 hier. Pour le représentant du ministère de la Santé, «l'Etat assure l'accès et la gratuité des soins pour tous, et la gratuité des soins n'est pas remise en cause».
Une affirmation qui atteste combien est importante pour les pouvoirs publics la prise en charge et la satisfaction de la demande sociale, qu'elle s'exprime en termes de soins, de transports, de soutien au pouvoir d'achat ou d'amélioration des conditions de vie. Le programme quinquennal 2014-2015 du président Bouteflika prend en charge l'ensemble des questions de développement local, y compris l'amélioration de la couverture sanitaire, de soins et des prises en charge des malades, sur l'ensemble du territoire national. C'est là en réalité un des grands acquis de la politique sociale prônée par les pouvoirs publics, et la mise en place d'une nouvelle carte sanitaire procède en réalité de ce souci d'actualisation de cette prise en charge en matière de soins. Cette nouvelle loi, qui doit passer bientôt devant les parlementaires pour son adoption, prévoit globalement plusieurs améliorations, en particulier dans la prise en charge des malades, ainsi qu'un meilleur équilibre de l'affectation de praticiens à l'échelle régionale. Mais le gros souci, il faut le rappeler, des pouvoirs publics est de maintenir la gratuité des soins. Car la nouvelle loi qui prévoit un cadre législatif nouveau concernant la transplantation d'organes, l'insémination artificielle ainsi que l'avortement qui ne sera désormais autorisé que dans les institutions publiques, après présentation de justificatifs, consacre un volet particulier à la gratuité des soins.
Ainsi, l'article 12 de cette loi stipule que l'Etat a le devoir d'assurer la prise en charge des citoyens dans toutes ses structures de santé. Quant à l'article 220 du même projet de loi, il stipule que «l'Etat doit maintenir le droit de l'accès gratuit au traitement en assurant, conformément à la législation applicable et la réglementation en cours, les dépenses liées aux traitements offerts par les structures et les institutions de la santé, en charge des fonctions de service public». C'est là en réalité des avancées certaines autant en matière d'amélioration de la prise en charge médicale des citoyens, que de la confirmation de la volonté des pouvoirs publics de rester, en toutes circonstances, proches des préoccupations sociales du moment. C'est également là une des constantes de la politique sociale mise en place par les différents plans quinquennaux de développement depuis 1999, une manière de l'Algérie et de ses responsables de rester toujours au-devant des besoins des masses populaires. Et de ne jamais brader la dignité des Algériens, quelles que soient les circonstances, politiques ou économiques, du moment.
Boualem Branki