L’échéance de l’élection présidentielle ne semble pas loin dans le viseur des hommes politiques français dont les sorties et prises de position se multiplient sur les médias.
La dernière «surprise présidentielle», la nomination au poste de ministre du Travail, dans le remaniement ministériel d’hier, de la benjamine du gouvernement aux origines marocaines, Myriam El Khomri, 37 ans, jusque-là tapie dans un second rôle gouvernemental de secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, est justement à inscrire dans cette optique, comme le soulignent de nombreux observateurs, certains que l’arrière-pensée de François Hollande est de parvenir à insuffler une dynamique nouvelle à sa promesse d’inverser la courbe du chômage.
Mais le propos n’est pas là cette fois, puisqu’il s’agit de se pencher sur les aveux ‘’obtenus ’’ par une journalise du quotidien Le Monde, Françoise Fessoz qui les compilés dans un livre qui devra paraître fin de semaine à Paris sous le titre Le stage est fini.
Le premier aveu de François Hollande est en rapport avec sa famille politique, ou plutôt la majorité qui l’a porté au pouvoir et qui, à ses yeux, ne semble pas avoir la maturité qu‘il pensait y voir pour accepter les réformes qu’il a engagées depuis son élection en 2012. Il reconnaît en effet avoir «engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l'intérêt général». «J'ai fait le pari que la gauche était devenue mature, que, minoritaire dans le pays, elle serait capable de comprendre qu'elle devrait faire bloc pour gouverner; mon constat, c'est qu'une partie de la gauche ne l'admet pas», dans un passage du livre repris par le site de la radio française franceinfo.fr
Un autre regret formulé par François Hollande a trait à l’annulation de l’augmentation de la TVA décidée par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, et à laquelle il a mis fin. Si cela devait se reproduire, avoue-t-il, «J'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé, j'aurais fait le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises et j'aurais évité les hausses dans les budgets suivants », peut-on lire sur le site de franceinfo.fr.
François Hollande s’est également exprimé sur son acceptation du Traité européen en 2012, tel que présenté, notamment par l’Allemagne en expliquant avoir agi dans le souci d’épargner une «marginalisation de la France». Pas encore déclaré pour la future présidentielle de 2017, Hollande ne se prive pas de donner son point de vue sur son rival de toujours : «Nicolas Sarkozy mobilise très bien son camp, mais il est le candidat le moins rassembleur du pays», déclare-t-il à la journaliste du quotidien Le Monde.
Par Cherbal E-M