Fermeture du service de gynécologie obstétrique du CHU de Constantine par le ministère de la Santé

Publié par DK News le 31-07-2015, 16h50 | 39

Le service de gynécologie obstétrique du CHU de Constantine  a été fermé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme  hospitalière, en raison des «multiples dysfonctionnements» constatés, a indiqué  le ministère dans un communiqué parvenu vendredi à l'APS.

La décision de fermer le service a été prise suite à la visite d’inspection  effectuée par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,  Abdelmalek Boudiaf, en présence de cadres du ministère de la Santé et celui  de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique le 25 juillet 2015,  précise le communiqué.

Lors de cette visite, de «multiples dysfonctionnements et insuffisances  graves et inadmissibles» ont été constatés au niveau du service de gynécologie  obstétrique, note la même source.

«Après analyse des résultats des enquêtes menées par la commission interministérielle  qui «ont confirmé les dépassements et les manquements graves aux obligations  professionnelles de la part du chef de service, ainsi que le premier responsable du secteur de la santé de la wilaya de Constantine», le ministre a décidé la «fermeture immédiate» du service de gynécologie obstétrique du CHU de Constantine,  souligne le communiqué.

M. Boudiaf a également décidé le «transfert immédiat» de toutes les  activités du service vers l’EPH de Lakhroub et a mis fin aux fonctions du chef  de service de gynécologie obstétrique pour «manquement aux obligations professionnelles».

Le ministre a, par ailleurs, désigné le Maître Assistant, Lahmer Manar,  en qualité de chef de service par intérim «en attendant de prendre les mesures  et les procédures réglementaires relatives à la nomination d’un nouveau chef  de service», a-t-on précisé.

Le ministre a, en outre, décidé le «lancement immédiat» des travaux  de réhabilitation au service de gynécologie obstétrique, et l'ouverture d’une  «enquête judiciaire» au sujet de la «détérioration préméditée des équipements  médicaux du service et la non utilisation d’équipements acquis».

M. Boudiaf a aussi mis fin aux fonctions du directeur de la santé et  de la population de la wilaya de Constantine pour sa «position passive» et pour  «manquement à ses obligations professionnelles en tant que premier responsable  de la gestion du secteur de la santé de la wilaya», a-t-on relevé.

Il a été également procédé à la désignation d’un directeur de la santé et de la population par intérim.
Le ministre a, par la même occasion, chargé le directeur général des services de santé et le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en relation avec les services compétents du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de «renforcer le corps enseignant parmi les professeurs chercheurs hospitalo-universitaires  dans le service de gynéco-obstétrique du CHU de Constantine, en vue de garantir  la qualité et la continuité de la formation spécialisée».

Une équipe composée de cadres centraux du ministère de la Santé a été  désignée pour suivre, accompagner et superviser l’exécution du plan de redressement  arrêté pour le CHU.

D'autre part, le ministre a procédé à l’affectation de quatre (04) nouveaux  gynécologues dans les wilayas limitrophes pour «mettre un terme aux évacuations  intempestives et exagérées au CHU de Constantine».

Le ministère informe que d'»autres décisions seront prises après finalisation  des enquêtes en cours qui concernent d’autres services hospitalo-universitaires  du CHU de Constantine et d’autres établissements de santé de la wilaya».