Algérie-Niger : 5e session de la commission bilatérale frontalière à Niamey

Publié par Dk News le 30-07-2015, 19h42 | 91

La 5e session de la Commission bilatérale frontalière algéro-nigérienne s’est tenue jeudi à Niamey sous la co-présidence du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, et son homologue nigérien, Hassoumi Massaoudou, pour examiner plusieurs points inscrits à l'ordre du jour.

 Les deux pays qui partagent une frontière longue de 1000 km, plancheront particulièrement sur la question du commerce informel, un phénomène sévissant dans les villes de la bande frontalière, Illizi et Tamanrasset pour l’Algérie, Agadez et Tahoua pour le Niger. 

La réunion qui se tient conformément aux décisions prises par les Présidents des deux pays en vue de redynamiser les structures de coopération, sera l’occasion pour les deux parties d'examiner les voies et moyens à même de renforcer leur coopération bilatérale, notamment en ce qui concerne la lutte contre les fléaux liés à la contrebande et au commerce informel. 

La commission bilatérale frontalière a été créée en vue de renforcer la coopération au niveau des villes frontalières, à travers la promotion des échanges, notamment dans le domaine de la coopération sécuritaire au niveau des frontières, la mobilité des personnes, la coopération économique dans toutes ses dimensions, particulièrement en matière de développement durable. 

La commission a tenu, depuis sa création, quatre sessions dont la dernière a eu lieu à Alger en décembre 2011. 

M. Bedoui s'entretient avec son homologue nigérien 

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui s'est entretenu jeudi à Niamey (Niger) avec son homologue nigérien, Hassoumi Massaoudou. 

L'entretien, qui s'est déroulé à l'issue de la cérémonie d'ouverture de la réunion du Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien, a porté sur la coopération entre les deux pays dans différents domaines.

 M. Bedoui se trouve à Niamey pour co-présider avec son homologue nigérien les travaux de la réunion du Comité bilatéral frontalier. 

La détermination commune sur le plan sécuritaire doit insuffler la même dynamique aux autres domaines  

La détermination commune et la vision «harmonieuse» qui guident les efforts de l'Algérie et du Niger sur le plan sécuritaire doivent insuffler la même dynamique aux autres domaines socio-économiques dans le cadre du Comité bilatéral frontalier (CBF), a souligné jeudi à Niamey, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui. 

«La détermination commune et la vision harmonieuse qui guident notre action et nos efforts sur la plan sécuritaire, doivent insuffler la même dynamique aux autres domaines socio-économiques», a déclaré M. Bedoui dans son allocution d'ouverture des travaux de la 5e session du CBF, les qualifiant de «tout indispensable, dans le cadre de ce mécanisme». 

Il a souligné que la réunion du CBF s'inscrit dans le cadre des décisions prises par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, lors de sa visite à Alger, relatives à la redynamisation des structures de coopération». 

«Cette réunion du CBF revêt un caractère particulier eu égard de la situation sécuritaire prévalent dans la région», a relevé le ministre. 

«Le terrorisme, la contrebande, le trafic de drogues et l'immigration illégale constituent de véritables menaces pour nos deux pays et pour la région», a-t-il noté, ajoutant que ces défis doivent conduire les deux pays à s'engager et à déployer de grands efforts et intervenir «efficacement» dans la mise en £uvre des décisions prises lors des sessions précédentes. 

Exprimant sa conviction quant à la contribution du développement intégré et multiforme de la zone frontalière commune à la consolidation de la paix et la stabilité des deux pays, M. Bedoui a expliqué que «la prise en charge des besoins et des préoccupations des populations frontalières doivent rester au c£ur des stratégies de développement», à travers la réalisation de projets socio-économiques permettant le désenclavement de ces régions. 

«La pauvreté, l'exclusion et le sentiment d'abandon sont autant de facteurs qui nourrissent le terrorisme et les autres formes de criminalité», a-t-il soutenu, indiquant que la lutte contre ces phénomènes «ne saurait être efficace, sans l'accompagner de solutions radicales dans le cadre d'une démarche de développement solidaire». 

M. Bedoui a estimé en outre que les deux pays sont appelés également à coordonner leurs efforts en matière de lutte contre la migration illégale qui reste, a-t-il dit, «une problématique extrêmement sensible de par les drames qu'elle engendre». 

Pour sa part le ministre nigérien de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Hassoumi Massaoudou, a qualifié la tenue de cette session du CBF de «tournant décisif» dans l'histoire de la région, «marquée par un terrorisme qui n'épargne aucun pays ni aucune puissance», mené par différents groupes terroristes activant dans la sous-région.

 «Ce fléau (terrorisme) commande aux deux pays une coordination des politiques sécuritaires en vue de juguler le plus sûrement ces menaces», a-t-il dit. Il a considéré «la coopération transfrontalière l'un des instruments de cette action commune pour consolider la paix et la sécurité dans l'espace sahélo-sahélien». 

Le Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien, rappelle-t-on, a tenu sa 5e session à Niamey le 30 et 31 juillet, sous la co-présidence des ministres de l'Intérieur des deux pays.