Seif al-Islam El Gueddafi, le fils du défunt dirigeant libyen Maamar El-Gueddafi ainsi que huit proches de ce dernier ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Tripoli.
Parmi les personnes condamnées à la peine capitale, outre Seif al-Islam, figurent notamment le dernier Premier ministre d'El Gueddafi Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi.
Au total, 37 prévenus étaient jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l'ancien régime en 2011.
Seif al-Islam El Gueddafi était absent à l'audience, car il n'est pas aux mains des autorités siégeant à Tripoli. Il est détenu à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, par des milices opposées aux autorités de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011.
Seif al-Islam fait l'objet avec M. Senoussi de mandats d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre présumés lors de la révolte.
L'ONU «déplore» les condamnations à mort en Libye
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a déploré mardi les condamnations à mort de Seif al-Islam El Gueddafi, le fils du défunt dirigeant libyen Maamar El-Gueddafi ainsi que huit proches de ce dernier, dénonçant l'absence de procès équitable.
«L'ONU s'oppose à l'utilisation de la peine de mort en toutes circonstances. Dans ce cas, alors que les normes en matière de procès équitables n'ont clairement pas été atteintes, nous déplorons l'imposition de la peine de mort», a indiqué une porte-parole du Haut-Commissariat, Ravina Shamdasani, dans un communiqué diffusé à Genève.
«Nous avions suivi de près la détention et le procès et nous avions constaté que les normes internationales en matière de procès équitables n'avaient pas été réunies», a-t-elle dit. L'ONU pointe notamment que le tribunal libyen n'est pas parvenu «à établir la responsabilité pénale individuelle» des personnes condamnées «en lien avec des crimes spécifiques».
Le Haut-Commissariat déplore aussi notamment les difficultés d'accès des prévenus à des avocats et des allégations de mauvais traitements. S'il est crucial de rendre des comptes pour les violations graves des droits de l'Homme, cela doit toutefois «être fait en respectant scrupuleusement les normes internationales d'équité des procès et dans le plein respect des droits des accusés», souligne Mme Shamdasani.
Seif al-Islam et huit proches du défunt dirigeant libyen ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Tripoli. Parmi les personnes condamnées à la peine capitale, outre Seif al-Islam, figurent notamment le dernier Premier ministre d'El Gueddafi Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi.