Environnement - (maritime) et qualité du poisson: Le poisson de la baie de Béjaïa est-il encore propre à la consommation ?

Publié par A. B. le 18-05-2015, 19h31 | 182

Le « préjugé «, (si c’en est un ?) prend de l’ampleur et se propage comme une trainée de poudre :  « Avec cette pointe de pas moins de 36 bateaux qui mouillent en rade des semaines durant au large du port, et, ce, désormais, tout au long de l’année, la question est de savoir de quoi se nourrit la faune marine pendant tout ce temps ?».

Des spécialistes de l’environnement qui préfèrent garder l’anonymat rejoignent volontiers une appréhension quasi collective qui consiste à avancer qu « il y a de moins en moins de plancton pour, notamment, la sardine et ses diverses variétés (anchois, alatch…) parce que « détruit « par la pollution ambiante et persistante…», que les autres variétés de poisson (blanc et bleu, tels que la bonite, le rouget, (poisson bleu, eh oui ! peu de gens le savent…) la raie (poisson blanc), la sèche (sépia), la saourelle (saourine)…    sont réduits, pour se nourrir, à « avaler et transformer toutes les déchets rejetés par les équipages des bateaux en rade…

Dont des excréments !». Il y a quelques années, déjà, alors que la rade était loin d’être aussi saturée qu’aujourd’hui, des étudiants chercheurs en environnement avaient averti et sonné la sonnette d’alarme après avoir opéré des constats fort inquiétants à propos du degré de pollution de la baie de Béjaïa, y ayant trouvé (et photographié) des monticules d’immondices de toutes sortes, dont de nombreuses batteries pourries et autres objets en plastique, du mercure à forte densité etc.

« Cela doit être pire, aujourd’hui, d’autant que l’on semble ne pas du tout se soucier de l’état de nos fonds marins. En d’autres termes, il semblerait que des plongées d’inspection sanitaires régulières ou même ponctuelles ne constituent plus le souci des responsables de l’environnement…», s’inquiètent des « écolos « structurés dans des associations.

(A ce propos, un entretien est envisagé et programmé par DK News avec le premier responsable de l’environnement de la wilaya de Béjaïa). En somme, l’on se demande «s’il n’est pas préférable de manger du congelé plutôt qu’un poisson d’une baie pourtant naguère et de tout temps réputée pour l’exceptionnelle saveur de ses produits halieutiques mais qui se nourrit d’…excréments de navigateurs de divers pays !» Appréhension fort légitime, en attendant des assurances pas seulement officielles mais, surtout, scientifiquement fiables.