La Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a appelé, mercredi à Alger, à "libérer" le projet de révision de la Constitution et à le soumettre à referendum, rejetant l'idée de le soumettre au Parlement.
"Il est temps, un an après la Présidentielle, de libérer le projet de révision de la Constitution et de le soumettre au peuple qui a prouvé sa capacité de faire face à tous les dangers et affirmé sa maturité et sa dispnibilité à assumer ses responsabilités", a déclaré Mme Hanoune dans une allocution à l'ouverture de la session ordinaire du bureau politique du PT.
La SG du PT rejette que ce projet soit soumis aux deux chambres du parlement, ce dernier ayant "perdu de sa crédibilité du fait de la fraude". Le président de la République peut "saisir l'occasion de la révision de la Constitution pour passer à la IIème République et démocratiser l'actuel régime", a-t-elle dit, estimant qu'une seule chambre du Parlement suffissait pour représenter le peuple, à savoir l'APN.
"La réforme profonde ne saurait se faire sans indépendance de la justice, sans officialisation de la langue amazighe et sans séparation des pouvoirs", a-t-elle soutenu, qualifiant de "véritable mascarade" la limitation des mandats.
"La réforme politique profonde et le découpage administratif n'auront aucun sens en l'absence de législatives anticipées et d'un véritable remaniement ministériel", estime Mme Hanoune. Elle a, par ailleurs, exprimé son soutien au Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) qui a décidé d'entamer une grève de trois jours à partir de mardi, qualifiant ses revendications de "légitimes". Mme Hanoune a, enfin, appelé les autorités publiques à contrôler et à bien gérer les fonds consacrés à la manifestation "Constantine, capitale de la culture arabe".