Alors que le MJS organise aujourd’hui, une journée d’étude sur la gestion et l'exploitation des grands ensembles sportifs : La concession des infrastructures sportives au profit des partenaires sportifs en point de mire

Publié par Saïd Ben le 09-02-2014, 16h41 | 36

Le manque d’infrastructures pour la formation des jeunes catégories est sur toutes les lèvres pour justifier de la stagnation du processus de développement du professionnalisme dans notre football, mais avant de parler de ce manque et des projets en cours, n’est-il pas plus intéressant de voir comment sont gérés les infrastructures actuelles ?

Et c’est donc une très bonne opportunité, aujourd’hui, que la salle des conférences de ce mythique et surtout historique  stade  5-Juillet (Alger) qui a fait couler beaucoup d’encre abrite la journée d’étude consacrés à la gestion et l'exploitation des grands ensembles sportifs. Celle-ci sera animée, par plusieurs experts en la matière. En réalité, ce n’est surtout pas les différentes communications qui seront assurées aujourd’hui qui attirent le plus les spécialistes, mais c’est surtout les débats et leurs finalités, car des débats jailliront les véritables points sur lesquels il faudrait s’appuyer pour assurer la bonne gestion de tells infrastructures.

Des projets en cours

Pour le budget 2013, des sommes faramineuses ont été investis par l’Etat pour accroître le nombre d’infrastructures construites et à réhabiliter celles existantes.  Mais il est decevant de noter que la construction des stades de Douéra et Baraki, par exemple, lancés dans le programme de  2007, avance au ralenti, tout comme les cinq autres stades olympiques qui sont en cours de réalisation à Tizi Ouzou (50 000 places), Sétif (50 000), Oran (50 000), Constantine (50 000) et Mostaganem (35 000).

Quant au cas typique du stade du 5 juillet, le fait de savoir que depuis dix ans le problème de cette infrastructure se pose toujours n’est que le véritable reflet de la manière dont sont gérés nos infrastructures sportives actuelles ! Et en évoquant les projets, il est important de rappeler que lors du Forum organisé récemment par l’ONJSA (Organisation nationale des journalistes sportifs algériens), Mohamed Tahmi a fait une esquisse de son plan d’action, axé essentiellement sur les infrastructures à réaliser au nombre de 12 000, entamé depuis son investiture.

Ainsi et concernant les projets de son département en vue de redynamiser et revaloriser le monde sportif national, Tahmi déclare que « Nous avons constaté une absence de centres de formation, ce qui nous a poussé à programmer la réalisation de 16 centres. En l’espace d’une année, les travaux d’avancement sont passés de 30 %  à 85 % depuis le lancement des projets.  Si des retards ont été accumulés avant mon arrivée, cela n’est pas dû à un problème financier mais plutôt au savoir-faire.

A titre d’exemple, le centre de Tikijda, est un lieu de tourisme et de sport, c’est pourquoi nous projetons, cette année, la réalisation d’une salle omnisports et une piscine qui lui seront rattachées. Le centre de regroupement de Souidania sera, quant à lui,  réceptionné bientôt alors que les travaux de celui de Fouka sont en voie d’avancement. En outre, d’autres projets sont au programme. Ils toucheront  le Sud algérien, entre autres Ghardaïa et Tamanrasset », a déclaré le ministre.

 Le professeur Tahmi n’ pas également omis d’évoquer les écoles olympiques de Sétif et de Biskra. Celles-ci sont fonctionnelles, d’ailleurs, les clubs de l’élite déjà y ont été durant la trêve hivernale. « En ce qui concerne les écoles olympiques, l’Algérie est dotée de deux écoles, l’une  située à Sétif et l’autre à Biskra. Ce sont de vrais bijoux. D’ailleurs, nos clubs les ont exploitées durant la trêve hivernale pour faire leur préparation. »  

De la gestion future des infrastructures

A Constantine, l’année dernière, le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mohamed Tahmi, avait mis l’accent, sur la nécessité d’associer le mouvement associatif sportif et les clubs sportifs, pour «réussir le programme national de gestion professionnelle des infrastructures sportives’’.

L’État a qui a investi des budgets colossaux pour la réalisation d’infrastructures sportives œuvre actuellement à trouver des «partenaires sérieux, capables de partager avec l’Administration la tâche de gestion de ces acquis», avait alors indiqué le ministre au cours d’une visite de travail effectuée dans cette wilaya. Le ministre a affirmé, dans ce contexte, que son département projette d’aller vers «la concession des infrastructures sportives au profit des partenaires sportifs pour permettre une meilleure gestion des installations».

Il a ajouté, à ce propos, qu’il est «inadmissible de demander aux clubs sportif de louer les infrastructures comme on louerait des salles des fêtes». M. Tahmi, concédant qu’il «faudrait du temps pour que cette vision fasse son chemin», a précisé que des partenaires «bien organisés» pourraient être trouvés dans un proche avenir.  Pour le ministre, «cela devrait commencer par des clubs de football avant que les associations activant dans d’autres disciplines n’intègrent automatiquement cette démarche».

 Le monde sportif algérien «a besoin de clubs sportifs structurés et d’un mouvement associatif sportif bien organisé, capables de veiller à la préservation de ces acquis et à leur exploitation dans le bon sens», a encore souligné M. Tahmi, rappelant que l’Algérie, qui a parcouru du chemin dans le programme de promotion du sport, «compte maintenant aller vers le sport de haut niveau».