Libye : La Banque centrale plaide pour des mesures d'austérité

Publié par DK News le 16-01-2015, 16h40 | 38

La Banque centrale libyenne a plaidé jeudi pour la mise en oeuvre de mesures d'austérité, en vue de maitriser le déficit budgétaire qui a atteint 18,6 milliards de dollars en 2014, plombé par l'effondrement de la production pétrolière.

"Des mesures urgentes sont nécessaires, aussi douloureuses soient-elles, afin de mieux gérer nos dépenses et répondre aux besoins quotidiens de la population", a indiqué l'institution financière dans un communiqué.

L'autorité monétaire a également souligné que le déficit budgétaire pourrait avoir un "effet négatif" sur les réserves de change, notant indirectement qu'elle avait déjà commencé à y puiser pour maintenir le pays à flots.

"En raison des dangers qui apparaissent, la Banque centrale va prendre temporairement des mesures d'austérité pour maintenir les réserves de change jusqu'à ce que la situation revienne à la normale", a-t-elle précisé.

La Banque centrale a, entre autres, souligné que la chute des cours sur les marchés internationaux avait aussi contribué à la crise financière en Libye. La production pétrolière qui s'élevait, avant la révolte de 2011, à plus de 1,5 million de barils par jour, représentant 95 pc des exportations du pays et 75 pc de ses revenus, est tombée à quelque 350.000 barils par jour en décembre.

Accord à Genève sur un agenda pour un gouvernement d'unité nationale

Les parties libyennes participant à la réunion de Genève sous l'égide de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (Misnul) sont parvenus à un accord sur un agenda en vue de former un gouvernement d'unité, selon un communiqué de l'ONU.

Ils ont également appelé à une cessation des hostilités pour faciliter le dialogue. "Les participants ont appelé toutes les parties à cesser les hostilités pour créer un environnement positif pour le dialogue", indique vendredi un communiqué de l'ONU après deux jours de réunion. Jusqu'à présent seule la Misnul appelait à cette cessation des combats.

Ce premier cycle de discussions a permis un accord sur un agenda avec l'ambition de "parvenir à un accord pour former un gouvernement d'unité consensuel et la nécessité de dispositions de sécurité pour arrêter les combats et garantir le retrait par phases des groupes armés de toutes les villes libyennes afin de permettre à l'Etat d'affirmer son autorité sur les infrastructures vitales du pays".

Il n'y aura pas de réunion vendredi et l'ONU ne précise pas quand sera la prochaine réunion. Les discussions ont été "constructives" et ont été menées dans une "atmosphère positive". Les participants demandent la libération des détenus illégalement, que la question des déplacés et des réfugiés soit traitée, la réouverture des aéroports et la liberté de mouvement dans le pays.