Le projet de code du travail, actuellement en cours d'élaboration, prévoit d'«offrir la possibilité aux deux parties de convenir de la durée du contrat de travail» afin de garantir plus de flexibilité lors de la conclusion des contrats, a indiqué mardi le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi.
Le futur code du travail prévoit également d'assurer les «garanties nécessaires en matière de protection contre les éventuels abus liés aux renouvellements successifs et non justifiés du contrat de travail», a souligné M. Benmeradi dans un entretien à l'APS (lire l'intégral sur www.aps.dz).
Le ministre a justifié cette mesure par la tendance au niveau mondial qui s'oriente, a-t-il dit, vers une flexibilisation de plus en plus accentuée des marchés du travail.
«Cette tendance est imposée par l'ouverture des marchés et l'obligation de compétitivité pour arracher et maintenir des parts de marché dans un contexte marqué par une rude concurrence, ce qui ne permet pas aux entreprises de s'engager sur le long terme en matière de relations de travail et qui les pousse à adapter continuellement leurs effectifs à la consistance de leurs plans de charge», a-t-il soutenu.
Il a assuré que le futur code du travail, prendra naturellement, en considération l'évolution du contexte économique et social enregistré dans le pays et dans le monde ces dernières années, à l'effet de «donner davantage de fluidité à la relation de travail avec le double souci de répondre aux attentes des employeurs, d'une part, et d'assurer la protection des droits des travailleurs, d'autre part».
Cependant, M. Benmeradi a estimé que «ce genre de questions requière un débat et une concertation avec les partenaires sociaux pour arriver à un consensus, à même de garantir l'adhésion des différentes parties concernées, travailleurs, employeurs et pouvoirs publics».
Selon le Sg de l’UGTA: La tripartite aura lieu «probablement» en février prochain
La tripartite (gouvernement, syndicat et patronat) aura lieu «probablement» en février prochain, a annoncé mardi à Alger le secrétaire générale de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said.
«La tripartite aura lieu probablement en février prochain. Il reste à connaître la date qui sera fixée par le Premier ministre en sa qualité de président de cette tripartite, et ce, en concertation avec le partenaire social et les représentants du patronat, comme le veulent les usages», a indiqué à la presse M. Sidi Said, en marge de la cérémonie commémorative du 17ème anniversaire de l'assassinat de l'ancien secrétaire général de l'UGTA, Abdelhak Benhamouda. Trois des cinq groupes de travail installés en prévision de cette tripartite ont finalisé leurs rapports et les deux autres sont à pied d'oeuvre pour être «fin prêts» pour cette prochaine réunion, a-t-il ajouté.
«La priorité sera accordée, lors de cette tripartite, aux dossiers relatifs à la production nationale, à la croissance économique et à l'article 87 bis», a encore précisé M. Sidi Said, qui n'exclut pas pour autant «l'importance» des autres groupes de travail relatifs à l'habitat et au Fonds d'investissements.
Le secrétaire général de l'UGTA a insisté, à ce propos, sur l'intérêt de ce rendez-vous socio-économique, en perspective notamment d'une relance économique basée sur «l'encouragement à la production nationale», réitérant à ce sujet son appel au retour du crédit à la consommation. La dernière tripartie a eu lieu le 10 octobre 2013 sous la présidence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.