Royaume-Uni: Cameron pour de nouvelles restrictions envers les immigrés en provenance de l'UE

Publié par DK News le 28-11-2014, 17h18 | 30

Le Premier ministre britannique, David Cameron, doit annoncer vendredi de nouvelles mesures pour limiter l'accès aux prestations sociales des immigrés en provenance de l'Union européenne (UE).

M. Cameron va plaider, dans un discours dont les grandes lignes ont été dévoilées dans la nuit, pour un délai de quatre ans avant que les immigrés puissent toucher à certaines avantages, comme le crédit d'impôt ou le logement social.

D'autres pistes évoquées ces dernières semaines, comme instaurer un plafond sur le nombre d'immigrés, ont en revanche été abandonnées.Les conseillers du Premier ministre conservateur craignent qu'une telle mesure soit inapplicable en l'état car non conforme au principe de libre-circulation des personnes en Europe.

"Mon objectif est simple: rendre notre système d'immigration plus juste et freiner l'afflux exceptionnellement élevé d'immigrés venus du reste de l'UE", doit dire M. Cameron vendredi. Pour M. Cameron, ces limitations sont "une nécessité absolue" si le Royaume-Uni veut rester dans l'Union européenne. Il a promis, en cas de victoire aux élections générales de mai prochain, la tenue d'un référendum en 2017 sur une sortie de l'UE qu'il veut réformer au préalable. "Si je réussis, je vais militer pour un maintien de notre pays au sein d'une UE réformée.

Mais si nos préoccupations tombent dans l'oreille d'un sourd et si nos relations avec l'UE ne reposent pas sur un meilleur équilibre, alors évidemment je ne peux rien exclure", devait-il souligner., Ces déclarations interviennent au lendemain de la publication des derniers chiffres de l'immigration accueillis comme un nouveau camouflet à six mois des élections générales.

Le parti conservateur s'était fixé pour objectif de limiter le solde migratoire à 100.000. Or jeudi, l'Office National des Statistiques a révélé une envolée de 39% du solde positif migratoire entre juin 2013 et juin 2014, à 260.000 personnes.

Plus de la moitié des 583.000 nouveaux arrivants sur cette période sont des citoyens de l'un des 27 pays partenaires de l'UE.