Ban Ki-moon préoccupé par le regain des violences en Libye

Publié par DK News le 26-11-2014, 17h31 | 24

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est déclaré préoccupé par le regain des violences en Libye, après des raids aériens mardi contre l'aéroport de Mitiga, le seul en service à Tripoli.

«Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé sa préoccupation concernant la récente escalade de la violence en Libye, notamment les frappes aériennes dans les villes de Tripoli et de Benghazi et dans les montagnes de Nafousa dans l'ouest du pays», a indiqué son porte-parole dans un communiqué de presse publié mardi.

Un raid aérien a été mené mardi contre l'aéroport de Mitiga, le seul en service à Tripoli, suivi d'explosions quelques heures après une attaque revendiquée par les forces loyales au général Khalifa Haftar.

Appelant «toutes les parties prenantes à mettre fin à ces attaques et à prévenir toute nouvelle escalade», M. Ban «reste convaincu que la seule façon de résoudre la crise actuelle est par le dialogue. A cet égard, il a exprimé sa confiance dans son représentant spécial, Bernardino Leon, et ses efforts visant à faciliter le dialogue entre les Libyens pour relever les défis auxquels est confronté le pays afin de parvenir à renouer avec un processus politique inclusif, selon le texte.

Il a également exprimé «sa préoccupation face à l'intrusion» qui a eu lieu dans les bureaux des Nations Unies à Tripoli le 24 novembre, en soulignant que «ces actions et l'incitation à de telles violations ne peuvent pas être tolérées et doivent cesser immédiatement».

M. Ban a appelé «tous les Libyens à renouveler leur engagement aux objectifs de la révolution» et à «prendre les décisions courageuses nécessaires pour épargner à leur pays et au peuple libyen davantage d'affrontements et de souffrances», ajoute le communiqué.

Depuis la chute de l'ancien régime libyen en 2011 à l'issue d'un conflit de huit mois, différentes milices armées imposent leurs lois dans le pays plongé dans le chaos, et les autorités de transition n'ont pas réussi à former une armée et à asseoir leur autorité. Face aux violences, le gouvernement et le Parlement reconnus par la communauté internationale ont dû s'établir dans l'est du pays.