Alors que la lutte contre l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest a fait des avancées, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a prévenu qu'il ne fallait pas se glorifier d'une réussite et déclarer «mission accomplie».
«Le taux de nouveaux cas d'Ebola montre des signes encourageants de ralentissement dans certains des endroits les plus durement frappés au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone, et c'est une bonne nouvelle. Mais «l'épidémie reste active» et que «des gens meurent chaque jour», a mis en garde le SG de l'ONU.
La stratégie internationale visant à s'attaquer à Ebola grâce à des inhumations sans risque, des installations de traitement et la mobilisation des communautés commence à porter ses fruits», a déclaré M. Ban dans un note publiée ce week-end dans le quotidien américain «The Washington Post».
«L'épidémie d'Ebola entre dans une nouvelle phase, qui, à bien des égards, nécessite encore plus d'attention qu'elle n'en a reçue jusqu'à maintenant», a-t-il noté. Toujours est-il, «nous devons redoubler d'efforts pour contrôler cette crise et ensuite y mettre fin», a-t-il souligné.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi dernier un nouveau protocole portant sur les inhumations sans risque et dans la dignité pour les personnes décédées de la maladie à virus Ebola. «Au moins 20% des nouvelles infections par le virus Ebola sont contractées lors de l'inhumation des personnes qui en sont mortes.
En instaurant la confiance et le respect entre les équipes d'inhumation, les familles concernées et les groupes religieux, nous établissons la confiance et la sécurité vis-à-vis de l'intervention elle-même», a expliqué le Dr Pierre Formenty, l'un des principaux experts à l'OMS du virus Ebola.
«En introduisant certains éléments comme inviter les familles à participer pour creuser la tombe et en proposant des options pour les ablutions sèches et l'enveloppement dans un linceul, on apportera un changement significatif pour juguler la transmission du virus», a-t-il ajouté.