BAD : Le savoir et l'innovation, des éléments-clé pour une croissance durable en Afrique

Publié par DK News le 01-11-2014, 17h35 | 41

Les participants à la conférence économique annuelle de l'Afrique (CEA), qui se tient du 1er au 3 novembre à Addis-Abeba, ont relevé, samedi, la nécessité de miser sur le savoir et l’innovation pour assurer une croissance durable et inclusive en Afrique.

Organisée annuellement par la BAD et le PNUD, cette conférence se focalise, cette fois-ci, non seulement sur la façon dont le savoir en matière de développement est produit et partagé mais aussi sur la question de savoir si les pays africains préparent efficacement leurs jeunes à entrer dans le marché du travail ainsi que sur le renforcement de l’agenda de l’Afrique pour la paix, la prospérité et l’intégration.

La Conférence s’inspire de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de la Position commune africaine sur l’Agenda de développement post-2015, qui font des sciences, des technologies et de l’innovation les grands piliers du développement de l’Afrique.

«Les pays africains sont conscients que leur développement dépend de la rapidité et de la maîtrise avec lesquelles leurs citoyens acquerront les compétences et les connaissances technologiques nécessaires pour pouvoir être concurrentiels sur le marché mondial d’aujourd’hui», a déclaré le président de la BAD, Donald Kaberuka.

Il a, cependant, observé qu’il existait un «sérieux déficit» de compétences dans des domaines cruciaux pour la transformation du continent. La majorité des étudiants africains continue d’être très fortement orientée vers les sciences humaines et sociales, alors que la proportion des étudiants en sciences, en technologies, en ingénierie et en mathématiques est de moins de 25 % en général, a-t-il détaillé.

Par ailleurs, les participants ont affirmé que le développement d’un secteur privé solide était jugé incontournable, condition préalable d’une croissance inclusive et de la création d’emplois.

Pour certains, les entreprises africaines ne pourront renforcer et déployer la portée et la qualité de leurs liens industriels que si elles se dotent des compétences et des technologies nécessaires à l’amélioration de leurs méthodes de production et qu’elles trouvent des débouchés commerciaux.

De plus, l’entrée dans les chaînes de valeur au niveau international suppose que les entreprises africaines dopent leur compétitivité, répondent aux normes techniques internationales et adoptent des modes de fabrication de qualité mondiale, selon des intervenants.

La CEA a vocation à encourager et stimuler le dialogue et l’échange de savoir autour des questions économiques et des défis auxquelles l’Afrique est confrontée.