La Grèce a confirmé vendredi son intention de se servir des 11 milliards d'euros du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) à la fin du plan d'aide européen en décembre, et ce, après un accord avec ses créanciers.
Créé lors de l'éclosion de la crise de la dette pour aider à la stabilité du système bancaire, le HFSF s'était vu octroyé par l'UE et le FMI, un total de 50 milliards d'euros, dont 41 milliards avaient servi pour la recapitalisation des banques en 2013.
«Notre nouvelle relation avec nos partenaires sera définie d'ici début 2015 et sera basée sur la possibilité du pays d'être financé sur les marchés internationaux», a affirmé Guikas Hardouvelis, ministre grec des Finances lors d'une conférence sur l'économie.Pour «renforcer la fiabilité des marchés, il faut une réserve de capital et dans ce sens l'argent restant au HFSF pourrait être utilisé après un accord avec nos partenaires (UE et FMI)», a expliqué le ministre.
Il a souligné qu'après «les résultats positifs des tests de résistance européens pour les banques grecques», ces dernières n'auront pas besoin de l'argent du HFSF.La déclaration du ministre confirme l'intention d'Athènes de s'affranchir plus tôt que prévu de la tutelle des créanciers, sous laquelle le pays se trouve depuis 2010, alors que le FMI estime que la Grèce est «encore loin» de pouvoir se passer d'aide financière extérieure.
A l'occasion de la fin du programme européen fin 2014, le pays souhaite se libérer du plan FMI, qui arrive à échéance en 2016. La Grèce a bénéficié des prêts de 240 milliards d'euros de l'UE et du FMI en échange d'un plan d'austérité stricte.