L’affaire est traitée par le tribunal criminel d’Alger pour des faits remontant à la fin 2012. L’accusé Djamel 39 ans, sans profession et repris de justice, ne s’entendait pas du tout avec son oncle.
Son oncle a arnaqué sa propre mère, aujourd’hui décédée, en lui volant sa part d’héritage. Au moment des faits, l’accusé était ivre, une violente dispute s’est déclenchée entre Djamel et son oncle. Sous l’effet de la colère, Djamel tire un couteau et assènera à son oncle plusieurs coups dans le ventre. Eventré, il gît dans une mare de sang.
Djamel sera arrêté et traduit devant la justice. Djamel comparaît en janvier 2014, il est derrière le box des accusés inculpé d’homicide volontaire, Djamel plaide certes coupable. L’accusé n’a pas nié les faits retenus contre lui. Il répond aux questions des juges et avocats.
-Pourquoi l’avez-vous tué? demande le président.
-Au moment des faits, j’avais consommé de l’alcool, je ne me rendais pas compte de ce que je faisais.
Le procureur général dresse un violent réquisitoire contre l’accusé et requiert la peine de 20 ans de réclusion criminelle alors que l’avocat de la défense demande de large circonstances atténuantes, précisant que son client avait agi «sans intention de donner la mort».
Après délibérations, le tribunal, tout en tenant compte des circonstances atténuantes, condamne Djamel à 15 ans de réclusion criminelle.