Les partis politiques en Tunisie où se tiendront des élections législatives le 26 octobre courant, ne cessent de prôner un consensus en faveur d'un gouvernement d'union nationale pour préserver le processus démocratique.
Selon des sources médiatiques, les partis qui soutiennent cette approche ont conscience de l'importance de cette consultation électorale pour amorcer une nouvelle étape autour d'un programme consensuel auquel adhèreront tous les courants politiques.
Dans ce contexte, le porte-parole du Front populaire (FP), Hamma Hammami, a affirmé que le plus important pour son parti n'était pas la formation qui aura la majorité mais plutôt le programme d'un gouvernement d'union nationale.
Il a souligné dans des déclarations à la presse que l'unité nationale ne devait pas être «une formalité» mais qu'elle devait s'appuyer sur des programmes devant garantir les droits et les libertés de tous les Tunisiens.
Le projet d'union nationale intéresse de plus en plus les partis politiques et les listes électorales d'autant plus qu'aucune formation n'est en mesure d'obtenir la majorité des sièges au parlement.
De son côté, le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane a affirmé que son parti était en faveur de la formation d'un gouvernement d'union nationale eu égard à conjoncture «difficile» que traverse la Tunisie et qui nécessite, a-t-il dit, «un programme du salut national». Lors des meetings organisés dans le cadre de la campagne électorale, le président du parti républicain (Al-Jomhouri), Ahmed Nejib Chebbi, a souligné pour sa part que son parti oeuvrera pour la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Le mouvement Ennahdha (mouvance islamique) a exprimé récemment sa disposition à former des alliances avec les autres formations politiques «quelles que soient leurs obédiences» pour préserver le processus démocratique. Le président de cette formation, Rached Ghanouchi n'a cessé de souligner l'importance du consensus national pour une gestion participative des affaires du pays.
Le président de Nidaa Tounes, Béji Caid Essebsi a déclaré que son parti n'envisageait aucune alliance avec Ennahdha si ce dernier «ne dévoile pas ouvertement ses liens avec la confrérie des Frères musulmans» affirmant toutefois sa disposition, s'il obtenait la majorité, à associer toutes les formations politiques qui «croient en la démocratie, l'alternance et en un projet national».
La campagne électorale pour les élections législatives a débuté le 4 octobre avec la participation de 1327 listes briguant 217 sièges au parlement. De l'avis des observateurs, la compétition sera rude entre les princiapux acteurs de la scène politique notamment Ennahda et Nidaa Tounes.