Une leçon de démocratie

Publié par Boualem Alami le 17-10-2014, 19h37 | 43

L'Algérie est en passe de consolider les grands indicateurs de la démocratie, indice pertinent s'il en est d'une société développée, apaisée, toujours à la recherche de la perfection dans l'aisance économique et la perfection culturelle.

Les réformes économiques, politiques et sociales mises en place par le président Bouteflika sont des indices grandeur nature de cette volonté des autorités de donner à l'Algérie les instruments de la bonne gouvernance, de la démocratie et du respect des droits de l'homme.

La «protesta» des policiers des URS (Unités Républicaines de sécurité) peut être résumée en deux grands indicateurs. D'une part, ces éléments de la société algérienne ont tenu à exprimer pacifiquement et dans le respect des lois de la république leurs revendications portant particulièrement sur l'amélioration de leurs conditions socio-professionnelles, et à ce titre, ils montrent par ailleurs qu'ils sont, malgré leur statut, des travailleurs au service du pays.

En second lieu, ils ont parfaitement démontré leur professionnalisme et leur degré de bonne gestion des manifestations, puisqu'ils ont marché et observé des sit-in à Alger, Ghardaïa, Oran ou Constantine, dans la plus parfaite organisation. Ils n'ont dérangé ni les citoyens, ni perturbé l'activité gouvernementale.

Au contraire, ils ont fait montre d'une grande démonstration de maîtrise de soi, et ont discuté avec les plus hautes autorités dans un climat calme et apaisé.

La gestion de ce phénomène par les autorités, et notamment le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre, a encore donné un éclairage particulier à cette manifestation des policiers des URS, qui a, par ailleurs, exprimé tout l'intérêt de l'Etat à écouter, comprendre et répondre aux doléances sociales et professionnelles des citoyens, fussent-ils des policiers chargés de missions particulières.

En retour, la prise en charge de ces revendications socio-professionnelles des policiers a donné un cachet particulier à cette interconnexion entre l'Etat et les différents organes de gestion de la paix, la sécurité et le bien-être du citoyen.

Sur un autre registre, la marche des policiers des URS a donné un aperçu sur le degré de conscience professionnelle de ces «gardiens de la paix», mais, au delà du respect des droits de l'homme, de la démocratie et du respect des libertés individuelles et collectives en Algérie.

Des policiers manifestent ? Et alors, ne sont-ils pas Algériens et n'ont-ils pas le droit de revendiquer eux aussi une amélioration de leurs conditions de travail et de vie ? Jusqu'à preuve du contraire, l'Algérie appartient à tous ses enfants, et la «protesta» des policiers est quelque-part une autre leçon de «bonne conduite et de gestion d'une manif».

C'est sur ce chapitre que cette manifestation a en fait éclairé sur le degré de professionnalisme de la police algérienne, qui a étonné plus d'un observateur sur son degré de maturité et de conscience professionnelle. Sur le fond, les doléances des policiers des URS écoutées et reçues 5/5 par les autorités, dont le Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui avait longuement discuté avec eux.

Il a rassuré les policiers que leurs revendications étaient légitimes et qu'elles seront prises en charge.
La dispersion des policiers des URS, jeudi, dans le calme et le retour à leurs postes de travail, est un autre gage de la maturité et le professionnalisme de la police algérienne, par sa discipline et ses efforts généreux, qui a gagné de nouveaux galons par sa participation à la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie.