Abdallah Bellil : Le premier guillotiné en France

Publié par A. T. le 17-10-2014, 19h26 | 359

Depuis sa création en 1996, la cité des 300 Logements de Sétif a toujours porté le nom du chahid Bellil Abdallah, dit l'Indochine.

Fidaï dès l'année 1955, Abdallah a milité au sein de l'OCFLN (Fédération FLN de France) jusqu'à son arrestation au début de 1958. Il a été arrêté les armes à la main au moment où il venait, nous dit-on, d'accomplir son devoir national en éliminant un harki et un policier français dans la capitale française.

Condamné à mort en 1958, il fut le premier Algérien à être guillotiné sur le sol français le 27 septembre 1958 à 4 heures du matin à la prison de la Santé à Paris 14e.

Malgré les appels de plusieurs organisations humanitaires internationales, dont celle des droits de l'homme et de personnalités influentes, dont l'appel personnel de Nikita Kroutchev, chef du Soviet suprême de l'époque, le général de Gaulle, alors président de la République française, refusera de lui accorder sa grâce pour lui éviter la peine capitale. 

Le chef de l'Etat français n'a même pas pris en considération, ni tenu compte, nous dit-on, des services rendus à la France par Abdallah qui, dès l'âge de 20 ans, s'était engagé au sein de l'armée française où il participa à la fameuse campagne d'Indochine de 1949 à 1953. On disait de lui qu'il était un homme courageux et téméraire et qu'il ne reculait devant rien lorsqu'il s'agissait d'accomplir une mission pour la cause de son pays.

C'était aussi un excellent militant, racontent  ceux qui l'ont côtoyé. Abdallah, né à Sétif le 30 août 1929, issu d'une famille pauvre, était orphelin de père et de mère dès son jeune âge. Si Ahmed Zabana était le premier guillotiné sur le sol algérien en 1956, Abdallah Bellil le fut sur le sol français le 27 septembre 1958 alors qu'il était âgé de 29 ans.

D'autres suivront en Algérie comme en France, pour une cause noble, celle de l'indépendance de notre pays qui a payé un lourd tribut pour recouvrer sa liberté.