Campagne pour les élections législatives en Tunisie: Des partis politiques mettent en garde contre le recours à l'argent sale

Publié par DK News le 17-10-2014, 17h13 | 32

Des partis politiques tunisiens ont mis en garde contre l'argent sale qui, selon eux, pèse sur la campagne pour les législatives prévues le 26 octobre en Tunisie à défaut de programmes correspondants aux attentes des électeurs.

Selon des médias, plusieurs partis politiques tunisiens se sont élevés contre le recours de certaines parties prenantes aux prochaines élections législatives à l'argent sale pour l'achat des consciences et des voix des électeurs.

Des partis, du courant laïc notamment, ont mis en garde contre ce comportement contraire aux règles du jeu électoral intègre. Le scrutin qui obéit à une telle pratique ne reflètera pas la volonté des électeurs tunisiens, ont-ils soutenu.

Le parti CPR (Congrès pour la République) s'est dit, dans un communiqué, préoccupé par le recours de certaines courants politiques à l'argent sale afin d'influer le cours du processus électoral en mettant à profit la situation précaire de larges pans de la société tunisienne.

Pour d'autres formations, l'exploitation de la pauvreté des gens pour l'achat de leurs voix est d'autant plus  répréhensible que le parlement et le gouvernement nés d'une telle pratique ne représentent pas la volonté populaire.

Le secrétaire général de l'Union pour la Tunisie, Samir Taieb a mis en garde contre un comportement étrange aux moeurs politiques et préjudiciable à la transition démocratique en Tunisie. Même les citoyens ont réagi à cette réalité.

A Kebili, dans le sud tunisien,se sont indignés contre le recours à l'argent pour l'achat des voix de certains électeurs de la régions, notamment les plus démunis d'entre aux.

Les membres de l'observatoire national de surveillance des élections, (indépendant) ont estimé par la voix de la coordonnatrice de l'instance, Balkis Mechri, que le recours à l'argent illicite par plusieurs listes candidates risquait de compromettre le processus électoral.

Le recours à l'argent sale lors de la campagne électorale traduit l'échec des partis politiques à présenter des programmes correspondant aux attentes des citoyens, notent par ailleurs des observateurs D'autres y voient un procédé visant à influer sur l'action de l'institution législative notamment pour ce qui est de la promulgation de textes régissant la vie sociale.

Pour les hommes d'affaires, le parlement constitue l'espace idéal pour conclure des transactions et se rapprocher des sphère de la décision.

Il facilite également l'accès à l'immunité pour la couverture de plusieurs activités douteuse, estiment encore des analystes. Le président provisoire tunisien avait affirmé a l'issue du dépôt de son dossier de candidature à la présidentielle que l'argent sale menaçait, plus que le terrorisme, l'expérience démocratique en Tunisie appelant les Tunisiens à se dresser contre cette pratique qui entache la vie politique.

La campagne électorale pour les élections législatives a débuté le 04 octobre avec la participation de 1327 listes électorales briguant 217 sièges au parlement.