Neuf civils ont été tués jeudi à Oicha, une localité dans l'est de la République démocratique du Congo (RDCongo), par de présumés rebelles ougandais, a indiqué vendredi soir la Mission de l'ONU (Monusco).
"L'attaque est survenue dans la nuit du 8 au 9 octobre quand les rebelles ont envahi la localité d'Oicha et tué 9 personnes appartenant à deux familles, dont des enfants", indique le communiqué de la Monusco.
Les violences ont poussé entre 3.000 et 5.000 personnes à fuir vers Beni, 30 km plus au sud, précise-t-elle. Selon la Monusco, les rebelles pourraient appartenir à la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques (ADF), contre laquelle l'armée congolaise et les Casques bleus ont lancé depuis le début de l'année des attaques d'envergure dans le nord de la province du Nord-Kivu (est).
Ces attaques ont permis d'affaiblir le mouvement mais la Société civile du Nord-Kivu --qui fédère organisations associations, syndicats-- dénonce depuis quelques jours un regain d'attaques de l'ADF. Mercredi, la Monusco a reconnu que la rébellion conservait "encore sa capacité de nuisance" et souligné qu'il fallait la "décapiter". Le chef de la Monusco, Martin Kobler, a "fortement condamné le meurtre" de neuf civils.
"Je suis profondément choqué par cette attaque inadmissible qui démontre une fois de plus la nécessité de poursuivre et de renforcer la lutte contre tous les groupes armés en RDC", dont la partie Est souffre d'une instabilité chronique depuis deux décennies, explique M. Kobler dans le communiqué.
"La violence doit cesser. La Monusco mettra tout en oeuvre pour accompagner le gouvernement dans la traque et la neutralisation de l'ADF et de tout autre groupe rebelle qui sème la terreur en RDC", ajoute-il.