Sahara Occidental - Maroc - suite au décès d'un militant sahraoui : L'UE «suit de très près» les développements au Sahara occidental

Publié par DK News le 05-10-2014, 16h51 | 26

L'Union européenne (UE) «suit de très près» les développements au Sahara occidental suite au décès de l'éminent militant des droits de l'homme et prisonnier politique sahraoui, Hassana El Waali.

Dans une lettre de Bernard Savage, s'exprimant  au nom la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton , en réponse à la correspondance de Mohamed Sidati, ministre et représentant du Front Polisario en Europe, au sujet du décès  de Hassana El Waali, l’UE a présenté ses condoléances à la famille du défunt et au peuple sahraoui.

Il a, à ce tire, rappelé que l’UE suivait de près les développements au Sahara occidental et a exprimé, à de nombreuses occasions, sa préoccupation concernant le prolongement de ce conflit qui a «un impact sur le respect des droits de l’homme et la coopération dans la région».

Le Front Polisario avait demandé mardi à l'UE d'agir pour mettre fin aux exactions des autorités marocaines au Sahara occidental occupé et aux atteintes aux droits humains des prisonniers sahraouis. Eminent militant des droits de l'homme et prisonnier politique sahraoui, Hassana El Waali, est mort dans la soirée de samedi dans une prison de la ville sahraouie occupée de Dakhla.

Sa mort «est le résultat d'années de négligence flagrante et de la torture», avait souligné le Front polisario.M. Savage a relevé que l’UE a également exprimé son soutien à la résolution du Conseil de sécurité 2099 (2013) qui souligne l’importance d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.

L’UE soutient, a-t-il affirmé,  les efforts de l’Onu visant un règlement juste et durable du conflit et permettant au peuple du Sahara occidental d’exercer son droit à l’autodétermination sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu.

Il a indiqué que l’UE évoquera ce cas (décès) avec les autorités marocaines dans le cadre de ses contacts réguliers avec celles-ci, y compris dans le cadre spécifique du dialogue bilatéral sur les droits de l’homme et la démocratie.

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme dénonce les «violations répétées» à la liberté de réunion au Maroc

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme (Remdh) dénonce les «violations répétées» du droit à la liberté de réunion au Maroc et l'«harcèlement systématique» que subissent des organisations de défense des droits humains dans ce pays, lit-on sur le site Internet du réseau.

Le Remdh a, dans une lettre publiée à l'occasion de la tenue du 2ème Forum mondial des droits de l'Homme, prévu en novembre au Maroc, appelé le gouvernement marocain à «cesser toute entrave à l'action de la société civile marocaine et des défenseurs des droits de l'Homme».

Le réseau a exprimé sa «vive préoccupation» face au «harcèlement systématique» qu'endure des représentants du mouvement associatif, citant comme exemple, l'Association marocaine des droits humains (Amdh) qui a fait état de «17 interdictions arbitraires de réunions organisationnelles, sit-in, conférences publiques, activités de formation, et caravanes» entre juillet et septembre.

L'interdiction, jugée «arbitraire» par le Remdh de la tenue de la 16ème édition du camp de jeunesse organisé par Amnesty International, d'une conférence sur l'éducation aux droits humains de la Ligue marocaine de défense des droits de l'Homme et d'une «Caravane de solidarité avec les Subsahariens», sont cités comme exemples pour démontrer les «tentatives répétées des autorités marocaines d'entraver le travail des défenseurs des droits de l'Homme dans l'accomplissement de leurs missions».

«Ces attaques systématiques dont font l'objet les organisations de défense des droits de l'Homme sont contraires à la Constitution marocaine dont l'article 29 garantit la liberté de réunion, ainsi qu'aux engagements internationaux de l'Etat marocain en la matière, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques», a souligné le Remdh.Le réseau a appelé les autorités marocaines à agir pour «protéger le droit à la liberté de réunion, d'association et de manifestation pacifique dans le pays».