Oum El Bouaghi : Le rôle déterminant des incubateurs d’entreprises dans l’accompagnement et le développement des startups mis en exergue (colloque)

Publié par DK NEWS le 22-04-2024, 14h42 | 13

Les participants à un colloque  consacré, dimanche à Oum  El Bouaghi, aux start-ups et à leur développement, ont mis en avant le  «rôle déterminant des incubateurs d’entreprises dans l’accompagnement et le  développement des start-ups» et dans «l’émergence d’un esprit  entrepreneurial».

Au cours de cette rencontre intitulée «Le rôle des incubateurs  universitaires dans l’accompagnement des startups, le développement de  l’esprit entrepreneurial et le soutien à l’innovation», organisée par  l’université Mohamed Larbi Ben M’hidi, les différents intervenants ont  débattu du rôle des incubateurs et des pépinières d’entreprises, qu’ils  soient universitaires ou de statut privé. Egalement organisée par l’Union nationale des compétences et des cadres  (bureau exécutif de wilaya), en coopération avec l’incubateur d’entreprises  de l’université, la Chambre de commerce et d’industrie et la direction de  wilaya de l’industrie, la rencontre a donné lieu à une communication du Pr  Hamza Daoudi, du centre universitaire Abdelhafid-Boussouf de Mila,  intitulée «Le rôle des incubateurs d’entreprises dans la qualification de  startups aptes à obtenir un financement».        Le Pr Daoudi a mis l’accent sur les services rendus par les incubateurs  d’entreprises aux startups, tels que les espaces de travail (bureaux),  l’infrastructure, l’orientation, les opportunités de réseautage et l’accès  à l’expertise de l’industrie. Il a notamment souligné le rôle de ces incubateurs dans le développement  des compétences en vue d’un financement, «en aidant les startups à préparer  un plan d’affaires, une analyse de marché et autres informations exigées  pour un financement».

 Le Pr Daoudi a aussi évoqué les services que les pépinières d’entreprises  peuvent fournir en matière d’accompagnement juridique et administratif des  startups, tels que l’enregistrement des entreprises, la protection de la  propriété intellectuelle, la rédaction de contrats et le respect des  exigences réglementaires, ce qui les qualifie -selon lui- pour obtenir des financements auprès de différentes sources.

Lors d’une intervention à l’ouverture de cette rencontre scientifique, le  président de l’Union nationale des compétences et des cadres, Walid Fadli,  a fait état des tâches et des rôles des pépinières d’entreprises  universitaires dans le soutien aux start-ups, faisant référence à l’arrêté  ministériel n 1275 portant sur le mécanisme «un diplôme, une start-up». Les travaux de ce colloque national, pour lequel le slogan «Entre les  exigences de la réussite et celles de la pérennité» a été choisi, ont  également donné lieu à plusieurs conférences académiques, animées par des  enseignants universitaires issus de plusieurs wilaya du pays (Mila,  Khenchela, Tébessa Constantine et Oum El Bouaghi), au cours desquelles ils  ont abordé le rôle des incubateurs universitaires d’entreprises dans  l’émergence de «l’étudiant entrepreneur», et dans l’accompagnement des  start-ups en général. La rencontre a été ponctuée par la lecture d’un certain nombre de  recommandations dans lesquelles «la nécessité de développer des mécanismes  efficaces pour soutenir, financer et accompagner les start-ups, et  encourager l’innovation dans le domaine des sciences humaines et sociales»  a été mise en exergue, de même que  « la nécessité d’enseigner l’entrepreneuriat comme matière principale tout  au long du cursus universitaire et dans toutes les disciplines».