L'Iran est "optimiste" quant à un accord international sur son programme nucléaire avant la date butoir du 24 novembre, a affirmé mardi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. "Nous espérons. Nous sommes optimistes.
La bonne nouvelle, c'est que les deux parties sont assez responsables pour arriver à un accord", a-t-il déclaré à la chaîne de télévision France 24, à l'occasion d'une visite à Paris où il devait rencontrer un haut responsable du ministère français des Affaires étrangères.
Vendredi, les Etats-Unis ont imposé un nouveau train de sanctions contre plus de 25 entités et entreprises ainsi que des individus accusés de favoriser le programme nucléaire iranien et de soutenir le "terrorisme", avec l'objectif de "maintenir la pression" sur Téhéran. Le vice-ministre, qui fait partie des négociateurs, a estimé que ces sanctions étaient en contradiction "avec l'esprit et la lettre des accords de Genève" mais précisé: "Nous essayons de faire en sorte que cela n'obère pas un accord potentiel".
L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre les négociations à la mi-septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Ils avaient conclu à Genève un accord intérimaire nucléaire de six mois renouvelables, entré en application le 20 janvier.
En juillet, ils se sont donné quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour sceller un accord définitif qui doit permettre de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée totale des sanctions occidentales et de l'ONU qui asphyxient l'économie iranienne depuis plusieurs années. Les puissances occidentales soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, alors que Téhéran ne cesse d'affirmer que son programme nucléaire est purement civil.