Cela fait deux jours que les magasins de confection et du prêt-à porter, ont garni leurs vitrines de vêtements pour enfants, filles et garçons, en prévision de la prochaine rentrée scolaire. D’ailleurs les boutiques des rues 119 logements, El Wiam et Hai Sbaâ enregistrent déjà une forte affluence de parents, souvent accompagnés de leurs enfants.
Si pour certains, ce sont déjà les achats, d’autres par contre, disent faire de la prospection, estimer les prix proposés et faire éventuellement des comparaisons pour un meilleur choix possible.
Pour le moment, on achète surtout des tabliers, bleus pour les garçons et roses poes filles. La rentrée scolaire sera chaude dans la capitale de l'ouarsenis
A quelques jours de la rentrée scolaire 2014/2015, les libraires et autres revendeurs d’articles scolaires et de vêtements d’enfants, s’évertuent à stocker la marchandise pour mieux «gérer» la hausse des prix.
Les premiers échos font état d’une hausse substantielle sur presque tous les articles scolaires et les Tissemsiltis qui tiennent à ce que cette rentrée ne grève pas trop leur budget, se sont rabattus, samedi dernier, sur le souk hebdomadaire de Hassi F’doul, relevant de la wilaya de Djelfa en quête de la bonne occasion à saisir.
En pure perte d’ailleurs, car à leur grand étonnement, certains prix étaient pratiquement inaccessibles.
En effet, le tablier de qualité médiocre, affichait entre 600 et 1.100 dinars, pour les tailles de 12 à 16 ans, alors que les faux jeans étaient cotés entre 2 500 et 3 500 DA. Les robes naviguent entre 1 500 et 2.000 D A et les autres vêtements à l’avenant. Côté fournitures scolaires, tirées sûrement d’un stock mort de l’année passée, elles sont «ressuscitées» par des jeunes à des prix raisonnables.
Les cartables et sacs à dos de qualité douteuse sont cédés entre 1 500 et 2 000 DA, selon leur capacité. Quant à ceux de meilleure qualité, ils s’affichent entre 2 500 et 3 000 DA le cartable.
Ces prix sont pratiqués, faut-il préciser, chez les revendeurs occasionnels et autres marchands à la sauvette, car au niveau des magasins c’est une toute autre histoire... Tout ceci, en attendant l’achat des manuels scolaires.
Pour ces derniers, on croit savoir que les lots de livres de classes d’examen du primaire (5 ème) et du moyen (BEM) coûteraient respectivement entre 2.000 et 2.500 DA en moyenne. Pour ceux de la 3ème AS (Bac), le lot de bouquins dépasserait les 4.500 DA. Devant cette avalanche de dépenses qui obscurcit leurs horizons, bon nombre de familles ont dû s’endetter auprès de certains prêteurs pratiquant l’usure sans scrupule aucun.
D’autres se sont déplacées à Oran pour contracter des prêts sur gage. Restent la fripe et autres livres d’occasion pour les nécessiteux et autres démunis. Voilà la réalité du terrain que certains responsables veulent dépasser par des déclarations qui se veulent être rassurantes et par des engagements sans lendemain, pour atténuer l’impact sur le pouvoir d’achat et sur les conditions de vie de plus en plus pénibles des citoyens.
Ces derniers n’ont pas besoin d’autres instruments de mesure, pour se rendre à l’évidence qu’il y a faillite dans le système de régulation mis en place par l’Etat.