Journée du Savoir : Le parcours éducatif et militant de cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali au centre d'une rencontre

Publié par DKNEWS le 17-04-2022, 15h59 | 13

Le parcours éducatif, militant et littéraire de l'éminent membre de l'Association des oulémas musulmans algériens, le défunt cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali (1890-1967) a été au centre d'une rencontre organisée, samedi, par la direction générale des archives nationales à Alger en vue de faire connaître cette personnalité nationale à la nouvelle génération à l'occasion de la célébration de la Journée du Savoir le 16 avril de chaque année.

Lors de cette rencontre à laquelle ont pris part le ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid et le Conseiller du Président de la République chargé des archives et de la Mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, les participants ont évoqué le parcours de cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali, l'une figures remarquables de l'Association des oulémas musulmans algériens, ainsi que les différentes qualités de cette personnalité nationale dans l'éducation, l'enseignement, la littérature, le chant scolaire, la presse et le combat politique jusqu'à s on adhésion à la glorieuse Révolution.

M. Chikhi a indiqué dans son allocution que cet hommage de reconnaissance rendu au regretté cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali s'inscrit "dans le cadre du programme de la Mémoire nationale, un projet du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui a instruit d'accorder un intérêt particulier à la documentation des éléments de la mémoire historique de l'Algérie, y compris les éminentes personnalités, car cela constitue un facteur de renforcement de l'unité nationale".

La célébration de la Journée du Savoir demeurera "ancrée" dans la mémoire du peuple algérien", a-t-il dit, relevant que les enseignants n'ont ménagé aucun effort pendant l'époque coloniale française et le peuple algérien a pu, grâce à eux, préserver l'une de ses constantes fondamentales à savoir la langue arabe".

Les écoles d'enseignement relevant de l'Association des oulémas musulmans algériens "ont déjoué les plans de l'école française laïque visant à éliminer la langue arabe et la religion", a-t-il souligné.

"A la faveur de la loyauté des enseignants et l'engagement des parents, l'Association des oulémas musulmans a réussi à former une génération imprégnée des valeurs et des constantes nationales, ainsi que les fidèles ayant constitué les pionniers de l'Armée de libérat ion nationale (ALN) ayant rejoint la guerre de libération", a-t-il ajouté.

L'historien Mohamed Khaled Cheikh a abordé, à cette occasion, l'activité journalistique de cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali à travers ses contributions dans plusieurs journaux et revues à l'image de "Ennadjah", "El Mountakid", "Echihab", "El Farouk" et "El Bassair".

L'enseignant Abdelmadjid Leghrib a évoqué, pour sa part, la biographie du cheikh allant de ses études dans son village natal à OuledDjelal jusqu'à son déplacement en 1920 à Constantine.

En 1925, il a rejoint, comme enseignant, l'école libre d'El Eulma puis l'école d'éducation et d'enseignement islamique libre de Constantine en 1930 où il a enseigné jusqu'à 1943.

Une exposition a été organisée en marge de cette rencontre, avec des photos et des affiches retraçant les principales étapes de la création des écoles relevant de l'Association des oulémas musulmans algériens et ses principaux pionniers, ainsi qu'une autre exposition comportant également des photos et des ouvrages de cheikh El Smati Mohamed El Abed El Djalali.