L'Australie a annoncé dimanche l'envoi d'un «certain nombre» de policiers armés «force non menaçante», au courant de la semaine prochaine, afin de protéger les enquêteurs sur le site de l'avion malaisien écrasé en Ukraine.
L'Australie et les Pays-Bas (qui ont payé un lourd tribut dans la catastrophe du vol MH 17) se sont préparés à l'envoi d'un contingent en Ukraine dans le cadre d'une mission de police internationale afin d'assurer la sécurité du site, récupérer les restes des victimes et permettre une enquête indépendante.
La ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a indiqué que des membres de l'équipe australienne, dont elle n'a pas précisé le nombre, seraient armés pour protéger les enquêteurs.
«Tout ce que nous voulons consiste à sécuriser le site afin qu'il puisse être inspecté en détail et ramener tous les restes», a souligné Mme Bishop auprès de la télévision Channel Ten, depuis Amsterdam.
Son envoyé spécial dans l'est de l'Ukraine, l'ancien chef de l'armée de l'air Angus Houston, a indiqué dimanche qu'il n'était pas question que des soldats australiens rejoignent la mission de police internationale déployée sur le site du crash.
«Je pense qu'il sera très important de s'afficher comme une force non agressive, non menaçante, pour que personne ne s'y oppose», a déclaré M. Houston à l'Australian Broadcasting Corporation, ajoutant que l'«opération humanitaire» commencerait la semaine prochaine. Vingt-huit des 298 occupants de l'avion étaient de nationalité australienne.