Les enfants cible privilégiée l'Unicef et les ONG WC et DCI dénoncent

Publié par Dknews le 20-07-2014, 19h00 | 25

L'Unicef, les ONG War Child et Defence for Children International (Défense Internationale des Enfants) ont déploré samedi le bilan de plus en plus lourd des enfants palestiniens tués à Gaza dans les attaques israéliennes contre l'enclave palestinienne. 

Selon un bilan publié samedi par l'Unicef, plus de 70 mineurs ont été tués- sur un total d'environ 340 morts décomptés par les services de secours de Gaza- depuis le début de l'agression militaire israélienne le 8 juillet.

«Du 8 juillet jusqu'au 19 juillet à 04H00 du matin, au moins 73 enfants palestiniens ont été recensés comme décédés à la suite de frappes aériennes et de bombardements aériens, par mer et par des forces terrestres», a déclaré à l'AFP Catherine Weibel, porte-parole de l'Unicef pour la Palestine.

Parmi eux, 53 garçons et 20 filles de moins de 18 ans. Plus de la moitié n'avaient pas 12 ans. «La plus jeune victime était âgée de trois mois», a-t-elle précisé.

«Nous avons déjà vu trop de morts de civils, dont beaucoup d'enfants comme ceux tués sur une plage de Gaza», a déploré par ailleurs la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton qui a appelé à une enquête rapide sur les décès de mineurs.

Il n'est pas de journée ni de nuit qui n'apporte les terribles nouvelles d'enfants tués lors de bombardements israéliens dans la bande de Gaza rapportés par les chaines de télévisions.

Les mêmes scènes se répètent de petits cadavres déchiquetés apportés à la morgue des hôpitaux et de parents - quand ils sont vivants - désespérés. «Jusqu'à présent, il y a eu plus d'enfants qui ont péri sous le feu israélien que de combattants palestiniens», affirment samedi les ONG War Child et Defence for Children International (Défense Internationale des Enfants) dans un communiqué.

Mercredi après-midi, quatre garçons âgés de 9 à 11 ans sont tombés en martyrs dans une frappe israélienne sur une plage, près du port de la ville de Gaza, sous les yeux de journalistes. Au moins cinq autres ont été blessés. Les journalistes ont indiqué avoir vu les gamins survivants terrifiés, certains ensanglantés, remonter la plage en hurlant pour se réfugier dans un hôtel.

«Ils étaient en train de jouer sur la plage. Ils étaient allés au port pour sortir du camp (de réfugiés) de Chati (plus au nord, près de la frontière avec Israël, Ndlr) parce qu'il y a beaucoup de bombardements là-bas», a raconté à l'AFP un parent d'une victime lors des funérailles. «Ils ont couru droit à la mort».
«Les enfants doivent être protégés de la violence.

Ils ne doivent pas être les victimes d'un conflit dont ils ne sont aucunement responsables», a plaidé Catherine Weibel de l'Unicef. La responsable de l'Unicef s'inquiète aussi des effets à long terme des violences sur des enfants qui, pour certains, en sont à leur troisième guerre depuis l'Opération israélienne «Plomb Durçi» en décembre 2008-janvier 2009.

«Vous avez des enfants qui vont être marqués à vie à cause de ce qu'ils voient», souligne Catherine Weibel. 

Avant même le dernier cycle de violence, quelque 60 000 enfants de Gaza nécessitaient un soutien psychologique, selon l'Unicef. Evidemment, ce nombre va s'amplifier sitôt cette guerre terminée. Samedi, une coalition d'associations palestiniennes de défense des droits de l'Homme et d'agences humanitaires a appelé à un «cessez-le-feu immédiat», et à la levée du blocus israélien, pour sauver la vie des enfants de Gaza.