L’Algérie, terre de paix et de réconciliation

Publié par Walid. B le 15-07-2014, 18h36 | 39

Fidèle aux principes et fondements qui guident sa politique extérieure, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera aujourd’hui, encore une fois, au rendez-vous de l’histoire avec le début des pourparlers entre le gouvernement malien et les différents mouvements de l’Azawad implantés au nord du pays et ce, dans le cadre du dialogue  inter malien inclusif.

L’Algérie, terre de paix et de réconciliation, a toujours œuvré pour le dialogue entre les différentes parties en conflit, en vue de parvenir à un règlement définitif de la crise malienne.

Dans ce sens, des efforts soutenus et persévérants ont été menés par la diplomatie algérienne pour le lancement de ce dialogue devant mettre fin à un conflit qui aura duré plusieurs années.  

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, avait sollicité personnellement le président Abdelaziz Bouteflika pour que l’Algérie pèse de tout son poids dans la résolution de la crise au Mali.

Pour ce faire, des pourparlers informels s’étaient déroulés en juin dernier à Alger entre les différents mouvements armés du nord du Mali et avaient été conclus par l’engagement des uns et des autres en faveur de ce dialogue inclusif.

C’est ainsi que le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) ont signé une plate-forme préliminaire d’entente visant à trouver une solution définitive à la crise malienne et à travers laquelle ils ont réaffirmé le plein respect de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Mali.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) ont, de leur côté, signé la Déclaration d'Alger à travers laquelle ils ont affirmé leur volonté d'œuvrer à la consolidation de la dynamique d'apaisement en cours et de s'engager dans le dialogue inter malien inclusif.

Les efforts menés par l’Algérie ont été grandement salués par la communauté internationale qui n’a pas manqué de relever le rôle important et incontournable de notre pays dans cette région sahélo-saharienne.
Ainsi, le président de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), John Dramani Mahama, a salué le rôle de l’Algérie dans le processus de paix et de résolution de la crise au Mali, de même que le président de la Commission de cette même organisation ouest-africaine, Kadré Désiré Ouedraogo, qui avait indiqué que l’Algérie était « fortement impliquée » dans la recherche d’une solution durable à la situation prévalant au nord du Mali.

L’Algérie a toujours été un pays «incontournable» dans le processus de médiation en Afrique, avait déclaré, quant à lui, le ministre des Affaires étrangères de Guinée-Bissau, Mario Lopez Darosa, exprimant sa satisfaction de l’initiative de l’Algérie concernant le lancement le 16 juillet à Alger de la phase initiale du dialogue inter-malien inclusif entre le gouvernement et les groupes armés du Nord.

L’Algérie, dira-t-il, «a toujours été un pays incontournable dans le processus de médiation en Afrique et nous accueillons avec satisfaction cette initiative de dialogue inter-malien». Il s’est dit, en outre, convaincu que grâce à la diplomatie algérienne, «les frères maliens pourront se retrouver ensemble pour dépasser la crise».

Il a ajouté que l’Algérie était le «berceau» de la diplomatie africaine et le pays de la lutte pour la libération des pays du tiers-monde, affirmant «ne pas avoir de doute» que l’Algérie finira par aboutir à des résultats concrets pour une résolution définitive de la crise au Mali.