Cameroun : Cinq militaires tués dans deux attaques distinctes (médias)

Publié par DK NEWS le 20-06-2021, 18h23 | 17

Au moins cinq gendarmes ont été tués dans les régions anglophones du Cameroun, dans deux attaques distinctes, ont rapporté dimanche des médias citant des sources régionales. 
La première attaque a fait 4 morts dans la localité de Bamali, dans la région du Nord-Ouest. 
"Quatre gendarmes ont été tués le samedi 19 juin dans la localité de Bamali, région du Nord-ouest après être tombés dans une embuscade tendue par les rebelles séparatistes", a indiqué le préfet du département du Ngoketunjia, Handerson Kongeh cité par des agences. 
Selon cette autorité, les gendarmes ont été tués dans une embuscade "quand les sécessionnistes ont attaqué le poste de contrôle de l’armée à Bamali". Dans le Sud-Ouest du pays, un autre militaire a été tué samedi dans des affrontements avec un groupe armé du mouvement séparatiste anglophone. 
"Des militaires se sont rendus au marché d’Ekona dans le Sud-Ouest pour plaider auprès des populations de collaborer avec eux dans la guerre que l’armée mène contre les séparatistes. 
Pendant leur plaidoirie, des sécessionnistes sont arrivés au marché et il y a eu des affrontements. 
Un militaire a été morte llement atteint", a expliqué le maire de la ville d’Ekona, Landjinou Djomgoue. 
La zone anglophone du Cameroun dont le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont en proie, depuis quatre ans, à un sanglant conflit entre des groupes armés sécessionnistes anglophones qui réclament l’indépendance des deux régions sous le nom d’"Ambazonie" et les forces de sécurité dépêchées massivement par le gouvernement sur les lieux. 
Outre leurs attaques visant les forces de sécurité et de défense, les séparatistes armés multiplient les enlèvements de civils, notamment d’élèves et de professeurs dans les établissements scolaires. 
Dans ce conflit, les civils sont fréquemment pris en tenaille et victimes de crimes et d’exactions, selon des ONG internationales et l’ONU. 
La crise dite anglophone a fait plus de 3 500 morts et forcé plus de 700 000 personnes à fuir leur domicile.