Journée mondiale du réfugié : Plus de 82 millions de personnes en situation de déplacement forcé dans le monde (HCR)

Publié par DK NEWS le 20-06-2021, 16h49 | 8

"Plus de 82,4 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont vu leur vie bouleversée par la guerre, les violences et la persécution.
Tandis que nous passions une grande partie de l’année 2020 chez nous pour rester en sécurité, ils étaient contraints de fuir leur foyer pour simplement rester en vie", a déclaré M. Grandi à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié célébrée le 20 juin de chaque année. "Alors que les dirigeants mondiaux semblent ne pas pouvoir ou ne pas vouloir faire la paix, toujours plus de personnes déracinées en paient le prix.
Ne serait-ce qu’au cours des trois dernières années, près d’un million d’enfants sont nés en exil", a-t-il dit.
La Journée mondiale du réfugié "devrait rappeler aux responsables politiques qu’il est indispensable de redoubler d’efforts pour prévenir et régler les conflits et les crises.
Il faut protéger les personnes, quelles que soient leur race, leur nationa lité, leurs croyances ou autres caractéristiques", soutient-il.
Il est essentiel, a-t-il ajouté, de "dénoncer et lutter contre l’injustice, plutôt que de semer la division et de fomenter la haine, d’être déterminé à trouver des solutions pragmatiques et durables aux crises plutôt que de blâmer autrui ou dénigrer les victimes".
Au cours des derniers mois, une période dominée par la pandémie, le HCR a pu constater que les réfugiés - qui ont besoin, qui méritent et qui ont droit à une protection internationale, à la sécurité et à une assistance - se sont aidés mutuellement et ont contribué au bien-être de leurs communautés d’accueil.
"Lorsqu’ils en ont eu l’opportunité, ils ont été en première ligne de la réponse à la pandémie de Covid-19, en tant que médecins, infirmiers, agents de nettoyage, travailleurs humanitaires, soignants, commerçants, éducateurs et beaucoup d’autres fonctions", assure le responsable onusien.
"Ils ont fourni des services essentiels alors que nous luttions collectivement contre le virus. 
Avec leurs communautés d’accueil, ils ont généreusement partagé le peu de ressources à leur disposition et soutenu ceux qui en avaient le plus besoin", lit-on dans la déclaration du Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.