Le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du mouvement Hamas Khaled Mechaal ont passé en revue, lors d'un entretien téléphonique dimanche, les engagements du gouvernement d'union nationale aumoment où les territoires occupées font face à de multiples agressions israéliennes, a indiqué un haut responsable palestinien.
«MM. Abbas et Meshaal ont évoqué lors d'une conversation téléphonique la hausse des tensions entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza depuis ces trois dernières semaines», a déclaré ce responsable, cité par des agences.
Les deux hommes ont en outre «convenu de poursuivre la mise en oeuvre de leur accord de compréhension et de réconciliation», a-t-on ajouté. Ils ont notamment «discuté des engagements du gouvernement d'union nationale, qui a prêté serment devant M. Abbas à Ramallah le 2 juin, et de la levée du blocus sur la bande de Ghaza», selon la même source.
Le gouvernement d'union nationale a été formé en vertu d'un accord conclu entre le Fatah (parti de M. Abbas) et le Hamas en avril dernier.
Cet entretien est intervenu alors que les Palestiniens font face à de multiples agressions israéliennes dans les terripoires occupés, dont des arrestations arbitraires par l'armée d'occupation et des attaques de colons.
Ainsi, 207 Palestiniens ont été blessés par l'armée israélienne dans la cité Chaafat où avait lieu l'enterrement du jeune Mohamed Hocine Abou Hadhir, 16 ans, enlevé mercredi par des colons israéliens alors qu'il faisait du stop dans le quartier de Chouafat, à El-Qods occupée. Son corps portant des marques de violences, a été découvert plusieurs heures après, dans la partie ouest de la ville sainte d'El Qods occupée.
En outre, des avions de combat israéliens ont effectué samedi deux frappes sur des militants dans la bande de Ghaza, selon des témoins et des sources médicales. Aussi, des dizaines de Palestiniens ont été arrêtés par l'armée d'occupation ces trois derniers jours en Cisjordanie, portant à plus de 691 le nombre de citoyens arrêtés depuis le début d'une vague d'arrestations sans précédent par les forces d'occupation.