Inde : 7.580 réactions négatives à la vaccination contre le COVID-19 au 31 janvier

Publié par DK NEWS le 06-02-2021, 17h45 | 8

Le ministère fédéral indien de la Santé a fait savoir vendredi que 7.580 cas d'effets secondaires indésirables consécutifs à une vaccination contre le COVID-19 avaient été recensés au 31 janvier.
 Cette information a été annoncée par le ministre fédéral de la Santé, Harsh Vardhan, devant la chambre basse du Parlement indien, également appelée Lok Sabha. Les Effets indésirables suite à une immunisation ("AEFI" selon un sigle anglais) sont suivis par un système de surveillance bien organisé et fiable. "Ont été enregistrés un total 7.580 AEFI au 31 janvier 2021, soit 0,2% du nombre total de personnes vaccinées dans le cadre du déploiement de vaccins dans tout le pays", a déclaré M. Vardhan. "Il s'agit dans la plupart des cas d'effets indésirables mineurs tels que anxiétés, vertiges, étourdissements, fièvres, douleurs, démangeaisons et maux de tête, qui guérissent spontanément, et tous les patients ont récupéré", a-t-il précisé.  Un groupe national d'experts sur l'administration du vaccin contre le COVID-19 a été créé, et fournit des conseils sur tous les aspec ts de la vaccination contre le COVID-19, a indiqué M. Vardhan. L'Inde a commencé sa campagne de vaccination contre le COVID-19 le 16 janvier.
A l'heure actuelle, la vaccination cible les travailleurs médicaux et les travailleurs en première ligne. Près de 30 millions de travailleurs médicaux et de première ligne seront vaccinés lors de cette phase initiale, suivis par les personnes âgées de plus de 50 ans et les groupes de population de moins de 50 ans présentant des comorbidités, pour un total de 270 millions de personnes.

Epidémie - vaccin 
L'OMS appelle au développement "massif" des moyens de produire 
des vaccins 
 Le patron de l'OMS a appelé vendredi "à un développement massif des capacités de production" des vaccins anti-Covid pour ne pas annihiler tous les progrès faits dans la lutte contre la pandémie. Le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a cité l'exemple du groupe pharmaceutique français Sanofi, qui a pris du retard dans le développement de son propre vaccin, mais a offert de produire à partir de cet été celui de son concurrent Pfizer/BioNTech, déjà largement autorisé et à l'efficacité prouvée. "Nous appelons d'autres compagnies à suivre cet exemple", a lancé le directeur général.
Les enjeux financiers sont gigantesques. Pfizer a estimé que le chiffre d'affaires de son vaccin anti-covid atteindrait en 2021 le montant astronomique de 15 milliards de dollars.
Fin janvier le Suisse Novartis avait aussi annoncé qu'il mettait à disposition des capacités pour mettre le vaccin de Pfizer/BioNTech dans des flacons. "Les fabricants peuvent faire plus: ils ont reçu d'importants fonds publics, et nous les encourageons tous à partager les données et technologies pour aider à un accès éq uitable aux vaccins dans le monde entier", a dit le docteur Tedros.
Il a aussi suggéré de refaire ce qui avait fait ses preuves pour démultiplier la production de traitements anti-HIV et contre l'hépatite C, à savoir pour les groupes pharmaceutiques d'accorder des licences de fabrication non exclusives à d'autres producteurs, afin qu'ils puissent eux aussi produire le vaccin. L'OMS a mis sur pied une plateforme d'échange (COVID-19 Technology Access Pool ou C-TAP) qui doit justement servir de moyen de partager du savoir-faire, de la propriété intellectuelle et des données. De l'aveu même de l'agence onusienne, cette plateforme n'est pas utilisée. Mais le docteur Tedros souligne qu'elle pourrait justement aider à trouver des capacités de production qui ne sont pas encore utilisées, et aider à construire des sites de production supplémentaires, en particulier en Afrique, en Asie et en Amérique latine.