Mali : Hausse du trafic d’enfants en raison du conflit et de la pandémie de Covid-19 (HCR)

Publié par DK NEWS le 02-12-2020, 15h25 | 10

Le conflit, l’insécurité, la pandémie de Covid-19 et la détérioration des conditions socio-économiques entraînent une augmentation de la traite des enfants, du travail forcé et du recrutement forcé par des groupes armés au Mali, a mis en garde mardi le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). "Des nombreux cas de recrutement d’enfants sont signalés.
Au cours du premier semestre de cette année, 230 cas ont été recensés. Il s’agit de quinze cas de plus par rapport à toute l’année 2019 (215 cas)", selon un rapport récemment publié par le Groupe mondial de la protection (GPC), un réseau dirigé par le HCR qui regroupe des agences des Nations Unies et des ONG assurant des prestations de protection aux personnes affectées par les crises humanitaires. 
Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, des groupes armés se livrent également au trafic d’enfants destinés au travail dans les mines d’or, utilisant les profits pour enrichir les terroristes des groupes armés.
Ce trafic permet d’alimenter le commerce des armes et financer la violence, relève le rapport. 
Le HCR craint également que l es mariages d’enfants n’augmentent de façon exponentielle dans un pays où, selon les estimations, plus de la moitié des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. 
De plus, de nombreux enfants sont également poussés vers les mines d’or informelles, notamment à Gao et Kidal. Selon le HCR, quelque 6.000 enfants, en grande majorité des garçons, travaillent dans huit sites miniers du pays.
Comme les écoles restent fermées en raison du conflit, de l’insécurité, de la pandémie de Covid-19 ou des grèves d’enseignants, ces enfants sont à la merci des groupes armés. 
Ils sont exposés dans ces mines "aux pires formes de travail des enfants, à l’exploitation économique, à la violence physique et psychologique".