Esclavage L'ONU appelle à une action collective contre l'esclavage sous toutes ses formes

Publié par DK NEWS le 02-12-2020, 15h22 | 10

M. Guterres a demandé qu’un soutien soit apporté pour "identifier et protéger les victimes et les survivants et leur donner des moyens d’action, notamment sous forme de cotisations au fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage", a-t-il écrit dans un message publié sur le site officiel de l'Onu, à l'occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, célébrée le 2 décembre.
"Les manifestations mondiales contre le racisme systémique qui ont eu lieu cette année sont venues rappeler les injustices commises dans le monde entier, qui sont de sombres vestiges du colonialisme et de l’esclavage", a-t-il indiqué.
"Mais l’esclavage n’appartient pas au passé", a regretté M. Guterres. "A l’heure actuelle, plus de 40 millions de personnes son t encore victimes de formes contemporaines d’esclavage.
Les femmes et les filles représentent plus de 71?% de ces victimes", a-t-il précisé.
Le haut responsable de l'ONU explique que l’esclavage de nos jours, prend différentes formes, citant "l'esclavage par ascendance, travail forcé, travail des enfants, servitude domestique, mariage forcé, servitude pour dettes, traite des personnes à des fins d’exploitation, sexuelle notamment, et recrutement forcé et utilisation d’enfants dans des conflits armés". Les groupes pauvres et marginalisés, en particulier les minorités raciales et ethniques, les peuples autochtones et les migrants, sont touchés de manière disproportionnée par les formes contemporaines d’esclavage. L’inégalité de genre aggrave encore les tendances actuelles en matière de discrimination, indique l'ONU.
M. Guterres a rappelé à la fin de sa missive que l’année prochaine marquera le vingtième anniversaire de l’adoption, par la Conférence mondiale contre le racisme et la discrimination raciale, de la Déclaration et du Programme d’action de Durban qui qualifie l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage de violations flagrantes des droits de l’homme.
"Nous ne pouvons souscrire à ces violations au 21e siècle", a-t-il conclu.