L'ONU a appelé samedi les autorités libyennes à coopérer avec l'équipe d'établissement des faits qui doit enquêter sur les violations et crimes commis dans ce pays.
La Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) "appelle les autorités libyennes compétentes à coopérer pleinement avec la Mission d'établissement des faits en Libye (FFML), une étape cruciale pour mettre fin à l'impunité et prévenir de nouvelles violations des droits de l'homme et exactions en Libye", selon un communiqué. Mercredi, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a annoncé dans un communiqué la nomination des membres de cette mission d'enquête indépendante qui doit servir de "mécanisme indispensable" pour lutter contre l'impunité généralisée en Libye.
La Mission a été créée par le Conseil des droits de l'Homme le 22 juin 2020, entre autres, pour "documenter les violations présumées des droits de l'homme et du droit international humanitaire par l'ensemble des parties libyennes depuis 2016". Mme Bachelet a indiqué que "la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et l'absence d'un système judiciaire opérationnel" rendait indispensable le travail de cette mission.
Il est prévu que cette mission fasse en septembre une présentation orale au Conseil des droits de l'Homme qui sera suivie en 2021 d'un rapport sur la situation des droits de l'Homme en Libye et sur les efforts pour garantir l'imputabilité pour les violations des droits humains.