Les commémorations de l'abolition de l'esclavage auront lieu discrètement dimanche en France malgré la pandémie du coronavirus, a indiqué jeudi la Fondation pour la mémoire de l'esclavage (FME).
A Paris, la commémoration à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, sera présidée par le Premier ministre Edouard Philippe, lors d'une cérémonie en petit comité, a précisé la FME."En temps de déconfinement, l'histoire de l'esclavage a des enseignements à donner, sur la résilience et l'invention du monde d'après", fait-on valoir au sein de la Fondation, présidée par l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
La commémoration du 10 mai "est l'occasion de rappeler la place que l'esclavage colonial occupe dans notre histoire nationale et de célébrer l'engagement de tous ceux qui se sont battus pour son abolition dans les outre-mer comme dans l'hexagone, comme partie intégrante de la constitution de la République", a écrit Edouard Philippe dans une circulaire transmise mercredi aux préfets.
Il leur demande d'organiser "la cérémonie commémorative prévue dans chaque département (...) en respectant les règles de distanciation sociale" et sans qu'elles ne puissent être ouvertes au public.
Une autre commémoration est au programme le 23 mai, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, pour la Journée nationale en hommage aux victimes de l'esclavage.
"Parce que l'épidémie ne doit pas nous empêcher de nous souvenir, de réfléchir et de partager", plusieurs événements en ligne sont proposés par la FME.