M. Sellal avait déclaré mardi dernier que le gouvernement «trouvera, dans les tout prochains jours, la solution définitive, de la meilleure manière et par le dialogue, à la situation qui prévaut à Ghardaïa, et ce en application de l'instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika». Le Premier ministre,
qui répondait aux questions des membres du Conseil de la nation sur le plan d'action du gouvernement, a relevé la nécessité de parvenir à un «résultat», ajoutant que «nous devons trouver une solution définitive» aux problèmes de cette wilaya.
Ayant annoncé lors de la campagne électorale que sa première visite après l’élection présidentielle du 17 avril, serait dans la wilaya de Ghardaïa, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a tenu sa promesse en se rendant dans cette wilaya qui a connu des scènes de violence dues à des contestations liées aux revendications sociales.
Sellal aura l’occasion, cette fois, de rencontrer les notables de la ville et de débattre à battons rompus avec eux de tous les problèmes qui entravent le développement et polluent l’atmosphère dans cette wilaya, connue pour la richesse et la diversité de son patrimoine culturel et civilisationnel, mais aussi et surtout par l’hospitalité de ses habitants.
Abdelmalek Sellal parlera également du développement de la région et de la disponibilité de l'Etat à aider toutes les initiatives allant dans ce sens.
«Je connais les problèmes dans lesquels baigne la région et les dérives et autres dépassement qui s'y sont produits. Je vous assure que la politique de Bouteflika est une politique d'ouverture et de dialogue entre tous les Algériens», avait souligné Sellal, lors de sa dernière visite dans cette wilaya pour le compte de la campagne électorale.
Il avait affirmé alors que «dès que le processus électoral sera achevé et que le nouveau gouvernement sera formé, je reviendrai dans la wilaya pour résoudre tous ces différends de façon définitive».
Il avait promis ainsi de réunir tout le monde autour de la même table pour prendre les décisions qui s'imposent en vue d’un règlement définitif des problèmes. «Nous sommes tous des Algériens, nous appartenons à une même nation, unie et unifiée», avait-il lancé, tout en s’engageant à régler le différend, «sans démagogie ni mensonges».
Abdelmalek Sellal avait appelé, dans la foulée, les habitants de la wilaya à «ignorer les propos qui divisent», et n'écouter que «le moudjahid Bouteflika parce que c'est lui qui dit la vérité». «Nous trouverons la solution et nous prendrons toutes les mesures pour le retour à la paix et à la stabilité et au développement», avait-il encore relevé, tout en précisant que l'Etat est en mesure de réaliser cela «d'autant que les moyens existent ».
«Nous sommes musulmans, nous parlons arabe et amazigh. Ce sont là des constantes que nul ne pourra utiliser à des fins politiques», avertit-il avant de poursuivre que l'Etat «fera face à ceux qui touchent à nos constantes». Pour le Premier ministre, la démocratie « ne peut mener à la fitna, tout comme le passé ne saurait ressurgir ».
« Nous avons appris à vivre dans la paix et nous allons lutter pour la conserver. Il n’est pas question de revenir en arrière, car nous allons nous mobiliser pour conserver la paix, la stabilité à travers l’accomplissement de notre devoir électoral dans l’intérêt suprême de l’Algérie ni plus ni moins », a-t-il insisté. Selon le Premier ministre, la conjoncture actuelle «nous appelle à mettre l’intérêt du pays au-dessus de tout autre considération» et l’Algérie doit poursuivre son développement «en valorisant les acquis enregistrés dans les domaines».
Il a également rappelé que le Président Bouteflika a promis «une politique forte en direction du Sud, pour qu'il n’y ait pas de différence entre cette région et le nord du pays ». Le chef de l’Etat avait déjà adressé une série de mises en garde doublées d'appels au peuple et aux institutions de l'Etat les invitant à tout faire pour préserver la stabilité du pays.
Le peuple est aussi invité à prendre conscience des «véritables enjeux qui se cachent derrière les opinions et les commentaires, faits au nom de la liberté d'expression mais visant, en réalité, des objectifs autrement plus sournois, qui ciblent la stabilité et l'affaiblissement du système de défense et de sécurité nationale».