"Si nous n’agissons pas de toute urgence, les effets des changements climatiques feront augmenter ces chiffres. D’ici 2050, entre 3,5 et 4,4 milliards de personnes vivront avec un accès limité à l’eau, dont plus d’un milliard dans les villes", avertit Antonio Guterres.
Cette année, la Journée mondiale de l’eau est axée sur l’eau et les changements climatiques.
Selon le SG de l’ONU, "L’année 2020 étant une année décisive pour l’action climatique, cette priorité arrive à point nommé, souligne -t-il dans son message.
"Le réchauffement de la planète et son exploitation non durable vont créer une concurrence sans précédent pour les ressources en eau et entraîner le déplacement de millions de personnes, cela aura un effet négatif sur la santé et la productivité et démultipliera les risques d’instabilité et de conflit", relève-t-il.
Pour le chef de l’ONU " la solution est claire " et doit être axée de toute urgence sur l’augmentation des investissements dans des bassins versants et des infrastructures hydrauliques saines, et l’amélioration considérable de l’efficience de l’utilisation de l’eau. "Nous devons anticiper les risques climatiques à tous les niveaux de la gestion de l’eau et y faire face.
Nous devons de toute urgence intensifier l’action pour renforcer la résilience et l’adaptation des personnes touchées par les perturbations climatiques ", insiste le SG de l’ONU.
Les pays membres de l'ONU doivent aussi profiter de cette année et de la COP26 à Glasgow pour infléchir la courbe des émissions et créer une base solide pour la durabilité de l’eau, a-t-il soutenu.
"En cette Journée mondiale de l’eau, chacun a un rôle à jouer.
J’appelle toutes les parties prenantes à intensifier l’action climatique et à investir dans de robustes mesures d’adaptation pour assurer la durabilité de l’eau", recommande Guterres, plaidant pour la limitation du réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius.