Beaucoup de femmes rencontrées par l’APS affirment avoir reçu avec "sérénité" la décision de fermeture des crèches pour le bien des enfants et relèvent pour la plupart qu’elles ont trouvé solidarité et appui chez les membres de leurs familles, disposés à garder les enfants durant cette période critique "imposant la solidarité de tous pour protéger la santé et la sécurité collectives".
Les traditions de solidarité familiale et la nature des relations liant les familles algériennes facilitent à certaines mamans qui travaillent la gestion des répercussions de cette conjoncture s’accordent à dire plusieurs mères.
Dans ce contexte, Mounira et Widad, respectivement médecin et infirmière au service des maladies contagieuses de l’hôpital universitaire Dorbane ont affirmé être "mobilisées" en cette conjoncture particulière avec leurs col lègues à assumer leur mission noble de préservation de la santé publique.
Elles ont confié que leurs sœurs leur ont proposé à garder leur enfants, étant elles mêmes en vacances avec la fermeture des universités.
De sa part, Imène gastro-entérologue à l’hôpital Ibn Sina a indiqué qu’en temps normal elle comptait sur une nourrice à domicile pour s’occuper de ses 2 enfants âgés de 1 et 2 ans, mais actuellement elle préfère confier ses enfants à sa famille pour "éviter tout contact avec l’environnement extérieur".
Elle a ajouté qu’en dehors des cas de répartition de la responsabilité de garde d’enfants entre le couple à travers l’organisation du planning des congés professionnels, le sens de solidarité de la famille algérienne demeure "le plus performant de toute alternative" à prévoir en de circonstances particulières.
D’autres mamans n’ont pas trouvé de solution que de prendre un congé et garder leurs enfants à la maison.
Mme. Leila, employée au service de l’état civil de la commune d’Annaba souligne à l’APS que"la santé de ses enfants n’a pas de prix" et qu’elle n’avait de choix que de prendre un congé et de rester avec ses enfants d’autant que sa famille habite dans une autre wilaya.
Selon les statistiques fournies par la direction locale de l’action sociale (DAS), la wilaya d’Annaba com pte 87 crèches agrées qui accueillent plus de 5.000 enfants.
A l’instar des autres wilayas du pays, Annaba a pris plusieurs mesures préventives pour contenir le danger de propagation du virus corona (Covid19) comme la fermeture des salles des fêtes, les piscines, les salles de sports, les espaces de rassemblement public et autres marchés hebdomadaires de vente de voiture et d’oiseaux.
La direction de wilaya du Commerce a pour sa part mobilisé des brigades de contrôle pour lutter contre la spéculation, a-t-on indiqué, précisant que cette disposition a ciblé les grandes surfaces commerciales et les pharmacies où les demandes en bavettes et les produits de désinfection s’accroissent de jour en jour.
Les brigades de contrôle ont insisté sur la sensibilisation concernant les conditions de l’hygiène et de stérilisation dans les activités commerciales et de contact avec les consommateurs, a-t-on fait savoir, précisant que les équipes du Croissant rouge algérien (CRA) d’Annaba ont été mobilisées pour la collecte des produits désinfectants et de nettoiement au profit des familles démunies.
En plus de la cellule de crise installée au cabinet du wali pour suivre l’évolution de la situation sanitaire et veiller sur l’application des mesures de précaution prises, la direction locale de la santé et de la population a ouvert 4 unités de dépistage du coronavirus au chef lieu de wilaya ainsi qu’à El Hadjar et Ain El Berd.
Un premier cas confirmé de coronavirus (covid-19) a été enregistré lundi soir à Annaba, a-t-on rappelé.