Moyen-Orient Plan de paix américain : l'OCI exprime son rejet catégorique

Publié par DK NEWS le 03-02-2020, 18h23 | 15

L'Organisation de la Coopération Islamique  (OCI) a unanimement rejeté, au terme des travaux de la réunion d'urgence à  composition non limitée du Comité exécutif de l'Organisation, hier  à  Djeddah, le plan de paix américain «Deal du siècle», affirmant qu'il manque  des éléments les plus élémentaires de justice et sape les fondements de  paix. 
Le plan de l'administration américaine annoncé récemment par le président  Donald Trump «manque des éléments de justice les plus simples et sape les  fondements de paix, à commencer par les références juridiques et  internationales convenues pour une solution pacifique», souligne la  Déclaration finale ayant couronné les travaux de la réunion ministérielle  de l'OCI. «Ce plan sape davantage les règles du droit et des normes internationales,  notamment l'interdiction d'annexer la terre par la force, rend légitime le  colonialisme et constitue une menace pour la paix et la sécurité  internationales», ajoute le texte. 
Les participants à la réunion de l'OCI estiment aussi que le plan de paix  américain «qui ne répond pas aux aspirations minimales et aux droits  légitimes du peuple palestinien» intervient en contradiction avec le  processus de paix, appelant «tous les Etats membres à ne pas traiter ce  plan ou à coopérer avec l'administration américaine pour le mettre en £uvre  de quelque manière que ce soit». 
Ils ont ainsi exprimé leur «rejet catégorique de tout plan, accord ou  initiative soumis par une quelconque partie pour un règlement pacifique,  qui ne soit pas compatible avec les droits légitimes et inaliénables du  peuple palestinien». Ils ont aussi exprimé leur «regret de l'approche partiale du Plan qui  adopte pleinement la version israélienne et qui ambitionne justifier  l'annexion de vastes zones de l'Etat palestinien occupé sous le prétexte de  préserver la sécurité d'Israël, en violation flagrante des principes du  droit international, de la Charte des Nations Unies et des résolutions  internationales pertinentes». 

Soutien  indéfectible de l’Algérie
L'Algérie était représentée à la réunion par le secrétaire d'Etat chargé  de la Communauté nationale et des Compétences à l'étranger, Rachid  Bladehane. Les participants ont examiné «la position» de l'OCI concernant «les  derniers développements de la question palestinienne suite à l'annonce de  ce qui est appelé «le Deal du siècle». La réunion a été l'occasion pour l'Algérie de réitérer sa position en  «soutien aux droits légitimes inaliénables du peuple palestinien, à leur  tête son droit à l'établissement de son Etat indépendant avec El-Qods  Echarif pour capitale, ainsi que son refus de la politique du fait accompli  lorsqu'il s'agit de cette cause juste. 
         
Israël tenu pour responsable de la détérioration de la situation sur le terrain
Les participants à la réunion de l'OCI ont tenu, en outre, Israël,  l'autorité d'occupation illégale, pour responsable de la détérioration de  la situation sur le terrain en raison de son déni des accords, de son  mépris de la légitimité internationale et de la poursuite de la politique  de colonisation, d'annexion, de racisme et de nettoyage ethnique pratiquée  contre le peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y  compris El Qods-Est occupée. Ils ont également mis en garde Israël contre «toute mesure ou initiative  visant à consolider son occupation coloniale sur le territoire de l'Etat de  Palestine, y compris l'annexion de toute partie de l'Etat de la Palestine  occupée», appelant «la communauté internationale et ses institutions à  faire face à toutes les pratiques israéliennes». Ils ont affirmé leur position aux côtés du peuple palestinien et de son  seul et légitime représentant, l'Organisation de libération de la Palestine  (OLP) et le président Mahmoud Abbas, face à toute conspiration visant leurs  droits légitimes inaliénables, appelant à cet égard les Etats membres à  «soutenir tous les efforts juridiques, politiques et diplomatiques  palestiniens dans toutes les instances internationales». 
La Déclaration finale a souligné, aussi, son attachement à la paix en tant  qu'option stratégique pour résoudre le conflit, sur la base d'une solution  à deux Etats qui incarne l'indépendance et la souveraineté de l'Etat de  Palestine sur le modèle du 4 juin 1967 et de sa capitale El Qods-Est,  conformément aux décisions de légitimité internationale et aux références  internationales adoptées et à l'initiative de paix arabe. 
A ce propos, la Déclaration a souligné l'importance de l'initiative  politique palestinienne présentée par Mahmoud Abbas devant le Conseil de  sécurité des Nations Unies le 20 février 2018, appelant à une conférence de  paix internationale et à la formation d'un mécanisme multilatéral  international, afin de relancer un processus politique significatif, basé  sur les règles du consensus et du droit international, suivant un  calendrier clair.