«L'Europe fera face à une nouvelle série de problèmes et de menaces en cas de chute du gouvernement légitime libyen», a écrit M. Erdogan sur le site internet Politico. «Les organisations terroristes comme l'EI (le groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique» ) et l'organisation terroriste Al-Qaïda, qui ont subi une défaite militaire en Syrie et en Irak, trouveront un terrain fertile pour reprendre pied», a-t-il poursuivi. Le chef de l'Etat turc a ajouté que si l'Union européenne ne parvenait pas à soutenir de manière adéquate le Gouvernement d'union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, ce serait «une trahison de ses propres valeurs fondamentales, y compris la démocratie et les droits de l'homme». Après des mois de combats, qui ont fait plus de 2.000 morts, un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 12 janvier. Mais il est fragile et les Européens craignent une internationalisation du conflit, avec notamment l'implication de la Turquie qui a annoncé l'envoi de soldats pour soutenir le GNA. «L'UE doit montrer au monde qu'elle est un acteur pertinent dans l'arène internationale», a encore estimé dans son article M. Erdogan. «La prochaine conférence de paix à Berlin est un pas très significatif vers cet objectif. Les dirigeants européens devraient toutefois un peu moins parler et se concentrer sur la prise de mesures concrètes», a-t-il martelé. Plusieurs pays seront représentés dimanche à la conférence organisée dans la capitale allemande sous l'égide des Nations unies.