Nucléaire iranien: Téhéran «insatisfait» de l'engagement européen et l'application de l'accord

Publié par DK NEWS le 09-12-2019, 17h42 | 18

M. Zari, a souligné selon la même source, qu'avec la signature d'une note d’entente entre la partie iranienne et le groupe E3 (France, Grande-Bretagne, Allemagne, parrain de l’INSTEX), «cette méthode (l’Instrument de soutien aux transactions commerciales entre l’Europe et l’Iran), aura la chance d’être appliquée à l’avenir». Début décembre, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait déclaré que son pays n'avait pas l'intention de quitter l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, en dépit de son renoncement à une partie des engagements pris dans le cadre de cet accord, avait rapporté l'agence de presse Tasnim.
S'exprimant au cours d'une rencontre à Tokyo avec le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, le vicie ministre iranien avait déclaré que la République islamique d'Iran avait décidé de renoncer à une partie de ses engagements dans la mesure où les pays européens «n'ont eux-mêmes pas tenu leur promesse de protéger les intérêts économiques iraniens stipulés par cet accord».
«Notre objectif n'est pas de quitter le PGAC (..). Si les sanctions (américaines) étaient levées, et que l'Iran bénéficiait pleinement des avantages initialement offerts par cet accord, nous recommencerions à observer tous nos engagements», avait expliqué M. Araqchi, qui comptait parmi les principaux négociateurs iraniens dans le dossier nucléaire.
En réaction à la décision prise en mai 2018 par les Etats-Unis de se retirer de l'accord et de réimposer des sanctions contre l'Iran, et face à la lenteur dont les Européens ont fait preuve dans la mise en place d'un mécanisme de facilitation des transactions bancaires et des exportations de pétrole de l'Iran, la République islamique a commencé il y a sept mois à renoncer à un certain nombre d'engagements contractés dans le cadre du PGAC.