Un comité indépendant de l'Agence mondiale antidopage (AMA) a recommandé vendredi de déclarer l'Agence russe antidopage (RUSADA) non-conforme.
Le comité exécutif de l'AMA se réunira le 9 décembre à Paris, explique le communiqué de l'instance, et décidera de suspendre ou non l'agence russe.
Le Comité de révision de la conformité (CRC) a émis cette recommandation suite à des «incohérences» constatées dans les données récupérées par les enquêteurs de l'AMA auprès du laboratoire de Moscou.
En janvier 2019, la Russie avait transmis des données électroniques des contrôles à l'AMA, une condition que cette dernière avait posée pour lever la suspension du pays en septembre 2018.
La recommandation du CRC se base sur les données du service renseignements et enquêtes de l'Agence, basée à Montréal, qui avait annoncé fin octobre avoir reçu de nouvelles réponses des autorités russes «à une liste de questions techniques détaillées».
«Ces questions ont permis à RUSADA et au ministère russe des Sports d'expliquer les incohérences, dans le cadre de la décision de l'AMA du 17 septembre 2019 d'ouvrir une procédure formelle de conformité contre RUSADA», précise le communiqué.
Cette procédure pourrait engendrer de nouvelles sanctions contre la Russie, soupçonnée d'avoir falsifié les données électroniques de l'ancien laboratoire de Moscou, au coeur d'un scandale de dopage.
Le scandale avait été provoqué trois ans plus tôt par les révélations sur un système de dopage institutionnel ayant sévi en Russie entre 2011 et 2015. La semaine dernière, le chef de l'antidopage russe, Iouri Ganous, a dit s'attendre à ce que la Russie soit privée de compétitions olympiques en 2020 et 2022, dénonçant le rôle des autorités dans la falsification de données transmises à l'Agence mondiale antidopage.