Nigeria: La campagne de soutien aux lycéennes enlevées conteste l'interdiction de manifester à Abuja

Publié par dk news le 03-06-2014, 17h48 | 22

Les organisateurs des manifestations de soutien aux plus de 200 lycéennes enlevées par le groupe armé Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont décidé de se rendre au tribunal mardi pour contester la décision de la police d'interdire ces rassemblements à Abuja.

La police a annoncé lundi l'interdiction des manifestations organisées depuis plusieurs semaines dans la capitale fédérale depuis le rapt des adolescentes le 14 avril dans leur lycée de la localité de Chibok, «pour des raisons de sécurité».

Les organisatrices de la campagne «Bring back our girls» (ramenez nos filles) ont dit considérer cette interdiction comme illégale et veulent la faire annuler par la justice.

A total, 276 filles avaient été enlevées de leur lycée lors de ce rapt sans précédent revendiqué par Boko Haram et qui a provoqué l'indignation au Nigeria et ailleurs dans le monde. Une opération impliquant plusieurs pays étrangers est en cours pour libérer les 219 adolescentes toujours captives.

Oby Ezekwesili et Hadiza Bala Usman, qui dirigent le mouvement de soutien aux lycéennes, estiment que les rassemblements qui ont lieu depuis 34 jours à Abuja sont pacifiques et disent ne pas comprendre cette interdiction, la police ayant déclaré, par le passé, que ces manifestations étaient autorisées par la loi.

Une manifestation prévue mardi a été annulée et les protestataires ont été invités à accompagner les avocats au tribunal où ils espèrent obtenir «une levée immédiate de cette mesure anticonstitutionnelle, anti-démocratique et répressive», ont-elles précisé.