Nucléaire iranien: L'AIEA convoque une réunion d'urgence le 10 juillet

Publié par Dk News le 06-07-2019, 17h24 | 12

Une réunion extraordinaire de l'Agence  internationale de l'énergie atomique (AIEA) se tiendra le 10 juillet sur  demande des Etats-Unis pour faire le point sur les dérogations à l'accord  nucléaire de 2015 annoncées par l'Iran, a indiqué vendredi un porte-parole  de l'agence onusienne.

 Le conseil des gouverneurs de l'AIEA, dont le siège se trouve à Vienne, se  réunira «mercredi à 14h30», selon ce porte-parole.

 Les Etats-Unis, qui se sont désengagés de l'accord de 2015, avaient  demandé cette séance spéciale alors que l'Iran a annoncé récemment qu'il  mettrait à exécution dès dimanche sa menace d'enrichir l'uranium à un degré  prohibé.

 La mission diplomatique américaine à Vienne a sollicité cette réunion des  représentants des 35 Etats membres du conseil des gouverneurs pour  «discuter du dernier rapport du directeur général de l'AIEA» qui a constaté  en début de semaine que l'Iran avait dépassé la limite des 300 kilos  d'uranium faiblement enrichi.

 «Il est essentiel que le directeur général rende compte de manière  exhaustive et factuelle des activités de l'Iran - et de toute modification  de ces activités -», selon le communiqué américain.

L'AIEA est chargée de  vérifier que Téhéran s'acquitte de ses engagements pris vis-à-vis de la  communauté internationale en juillet 2015 à Vienne à travers l'accord  visant à garantir le caractère pacifique de ses activités nucléaires.

 En riposte à la décision en mai 2018 du président américain Donald Trump  de sortir son pays unilatéralement de ce pacte, et de réimposer des  sanctions contre l'Iran, Téhéran a annoncé qu'il comptait se désengager  graduellement de ses obligations si les autres Etats encore parties à  l'accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne l'aident  pas à contourner les sanctions et à sortir de l'isolement économique.

 En cas de progrès dans les négociations avec les pays signataires, Téhéran  n'a pas écarté la possibilité de faire machine arrière et de revenir dans  les limites autorisées par le document sur son programme d'activités  nucléaires.

    Depuis leur retrait en mai 2018, les Etats-Unis ont durci les sanctions  économiques contre Téhéran et ses dirigeants afin d'imposer une nouvelle  révision de ce texte critiqué par l'administration de Trump le qualifiant  du «pire accord jamais négocié».

 Ces mesures ont provoqué de fortes tensions dans la région du Golfe  faisant craindre un embrasement, alors que la communauté internationale ne  cesse d'appeler à la retenue et au calme exhortant les deux pays à  privilégier la voie diplomatique pour le règlement de cette crise.