ONU - Libye: Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à un cessez-le-feu «urgent» en Libye

Publié par Dk News le 06-07-2019, 17h01 | 1

Le Conseil de sécurité de  l'ONU a appelé vendredi à un cessez-le-feu «urgent» en Libye dans un  communiqué qui condamne l'attaque meurtrière d'un camp de migrants près de  Tripoli survenue il y a quatre jours.

 «Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes  les parties d'urgemment procéder à une désescalade et s'engager dans un  cessez-le-feu», affirme ce communiqué.

 Le texte avait été négocié pendant une réunion mercredi du Conseil de  sécurité mais son adoption a été retardée par Washington sans raison  claire. Selon un diplomate, aucun feu vert n'est venu ce jour-là de Washington  pour permettre l'adoption du texte. Jeudi, le Royaume-Uni, rédacteur du  communiqué, est revenu à la charge avec une mise sous silence du texte  jusqu'à ce vendredi, que n'a pas rompu Washington, selon des diplomates.

Le communiqué du Conseil de sécurité «condamne» l'attaque menée le 2  juillet dans laquelle ont péri «56 personnes».

Le raid aérien imputé par le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez  al-Sarraj aux forces du général à la retraite Khalifa Haftar, a fait aussi  plus de 130 blessés. «Les membres du Conseil de sécurité appellent les parties à revenir  rapidement dans un processus politique sous l'égide de l'ONU».

«La paix et  la stabilité dans la durée en Libye ne seront possibles que via une  solution politique», ajoute le communiqué en notant «les efforts (en ce  sens) menés par l'Union africaine, la Ligue arabe et d'autres».

Le Conseil de sécurité exprime par ailleurs sa «profonde préoccupation  devant la situation humanitaire qui empire en Libye et demande à toutes les  parties de permettre un accès total aux agences humanitaires».

Il rappelle aussi que «les centres de détention sont sous la  responsabilité du gouvernement libyen», en indiquant être «préoccupé» par  la situation qui y règne.

Le Conseil de sécurité réclame enfin dans son communiqué «aux Etats  membres le plein respect de l'embargo sur les armes» imposé en 2011 et qui  a fait l'objet de nombreuses violations ces derniers mois.

Il réclame à ces  Etats membres «de ne pas intervenir dans le conflit ni de prendre des  mesures qui l'aggravent».