Le plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera présenté dimanche par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale.
Sellal devra, à cette occasion, fixer les grands axes qui conduiront l’action de son gouvernement pour les prochaines années, en vue de répondre aux attentes des citoyens et œuvrer à l’amélioration de leurs conditions de vie et ce, conformément aux engagements pris par le chef de l’Etat dans ce sens.
Au lendemain de la désignation du nouveau gouvernement conduit par Abdelmalek Sellal, le président de la République avait posé les jalons d’une feuille de route, placée sous le sceau de l’urgence pour répondre aux attentes de la population.
Cette feuille de route est appelée à être approfondie par des actions concrètes devant mettre fin à toutes les pratiques malsaines qui gangrènent la société et entravent le développement et l’investissement, comme la corruption et la bureaucratie.
Aujourd’hui, il s’agit de concrétiser toutes ces promesses en mettant en place les instruments nécessaires permettant de répondre aux exigences de l’heure, notamment en ce qui concerne l’emploi, le logement, la santé, l’éducation et les infrastructures, des revendications qui sont toujours soulevées par les citoyens.
Le second volet des priorités fixées dans l’agenda du Président est celui lié au développement économique qui s’appuie sur la réforme économique et sociale, la diversification de l’économie et l’amélioration de ses performances.
Dans cette perspective, le programme 2015-2019 d’investissements et de développement doit être élaboré dans la concertation, en tirant les leçons des expériences passées, de sorte à en améliorer l’impact sur le développement local, le développement humain et la promotion d’une économie compétitive.
Lors de la campagne électorale qu’il avait menée pour le président Abdelaziz Bouteflika, Sellal n’avait pas manqué d’insister, à chaque fois, sur la nécessité de résoudre tous les problèmes qui entravent le développement local et freinent les initiatives liées à l’investissement productif et à la création de l’emploi dans tous les domaines, notamment les créneaux porteurs comme l’agriculture, l’industrie et le tourisme, secteurs sur lesquels le gouvernement table pour mettre fin au chômage galopant parmi les jeunes.
Dans ce sens, le volet de l'emploi constitue l'un des axes majeurs de la politique de développement économique et social que compte promouvoir le président Bouteflika à travers son programme arrêté pour son quatrième mandat à la tête du pays.
Le président de la République avait précisé, à ce propos, que la bataille pour l'emploi constitue l'un des axes majeurs de la politique de développement économique et social qu’il compte mener.
Il a expliqué que cette bataille détermine l'essence, l'ampleur et l'orientation au service de la prospérité et du bien-être du peuple algérien, précisant qu'aujourd'hui comme hier, celle-ci «continuera de mobiliser d'importants moyens financiers et humains dans le cadre d'un consensus général jamais démenti».
Le chef de l'Etat a relevé que la bataille pour l'emploi ne doit pas perdre de vue celle, tout aussi essentielle, liée à la compétitivité des entreprises : les deux batailles doivent être menées et réalisées ensemble, a-t-il mentionné.
Dans son nouveau programme, le chef de l'Etat s'est engagé à créer les conditions politiques et institutionnelles, avec l'ensemble des acteurs représentant les différents segments de la société, dans le but d'édifier un modèle de gouvernance répondant aux attentes et espérances du peuple.
Il avait également proposé la mise en place d'un «nouveau pacte» visant à ancrer les acquis liés au développement et au progrès, à conforter la stabilité, enraciner la démocratie et bâtir une économie émergente dans le cadre d’une approche de développement durable.
Parallèlement, le Président s'est engagé à renforcer la réconciliation nationale, en tant que chantier prioritaire, affirmant que la main de l'Algérie demeure tendue à ses enfants égarés et tout acte terroriste contre la sécurité des citoyens et des biens sera combattu.
Dans le même temps, le renforcement de l'indépendance de la justice sera poursuivi, tout comme la lutte implacable contre les fléaux sociaux, notamment la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.