Le ministre malien de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, a présenté sa démission mardi soir, a annoncé la présidence du Mali.
«Le ministre malien de la Défense a présenté sa démission qui a été acceptée», a indiqué à l'AFP un porte-parole de la présidence, précisant que le nom de son successeur serait «très bientôt connu». La démission de M. Boubèye Maïga survient après la lourde défaite le 21 mai de l'armée malienne face à des groupes armés, dont le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), à Kidal, dans le nord-est du Mali.
Dimanche soir, Soumeylou Boubèye Maïga avait indiqué que les forces maliennes avaient enregistré dans leurs rangs «une cinquantaine de morts» et «48 blessés» lors de ces combats. Il avait précédemment reconnu que des soldats avaient été faits prisonniers par les combattants rebelles, mais moins que ce que revendiquent ces groupes.
Le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ont signé le 23 mai un accord de cessez-le-feu à la faveur d'une médiation conduite par le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine (UA). En plus de la cessation des hostilités qui est effective depuis l'accord, ce dernier prévoit «la libération des prisonniers dans les meilleurs délais» et «la mise en place d'une commission internationale d'enquête».